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Gafa, la taxe à la française qui se décide à Bercy est-elle stupide ?

Elle fait le tour de la presse internationale, et provoque entre émoi et sourires moqueurs.

DVSM, mars 2019- La volonté de pomper un peu de liquide chez les insolentes entreprises profitables du net ne passe pas inaperçu. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle. On se croirait revenu plusieurs décennies en arrière lorsque, sous prétexte de sauver l’équilibre de la balance du commerce extérieur, des décisions propres à décourager les investisseurs venus d’ailleurs se multipliaient. Aujourd’hui, l’objectif est plus simple, plus élémentaire. Il s’agit de combler les trous du budget, de colmater,de renflouer, « point, barre ». Ce faisant, nos responsables prennent une lourde responsabilité, non par cette volonté de mettre la main sur des fonds qui lui font défaut, mais dans le principe, point qui, justement, fait surgir une interrogation chez de nombreux observateurs.

C’est le choix consistant à taxer non les profits, mais l’activité qui pose problème. Bien plus d’ailleurs à nos propres responsables d’entreprises qu’aux managers des firmes du Net visées par le projet. Noyé dans les habitudes les plus solidement ancrées, ce mode d’imposition (et comme le disait un commentateur économiste dans une chronique télévisée, « d’hystérie fiscale ») qui frise le ridicule est probablement l’une des principales causes de nombre de nos malheurs. Il se traduit par ce lieu commun entendu dans les remarques de tout créateur et responsable d’entreprise : « En France, tu payes avant même d’avoir engrangé le premier euro« . Bien sûr, on imagine la réponse des taxeurs. « Si l’on ne taxe que les profits, les firmes iront faire leurs bénéfices sur des territoires à la fiscalité plus douce« . Bien vu, ce qui souligne qu’en la matière, et dans une économie devenue mondiale, avec ou sans frontières (mettons à part la Corée du Nord), un pays se doit aussi d’avoir sa stratégie de compétitivité. Ce qui n’est pas à la veille de changer.

L’adjectif « stupide » est donc probablement celui qui convient le mieux non seulement à cet épisode, mais à l’ensemble de cette manie toute Hexagonale consistant à taxer d’abord, et voir après (après signifiant que, pour émousser les effets négatifs de la méthode, sont imaginées ensuite les niches fiscales). Tout en déplorant les dégâts et en se demandant hypocritement d’où ils peuvent bien venir. De plus, cette taxation gênera peut-être les firmes visées, mais pénalisera surtout les consommateurs, une fois encore ponctionnés.

Source DVSM

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