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Google enquille les mauvaises nouvelles

Le géant de l’Internet  a les épaules solides et soyons-en certains il pourra surmonter les problèmes qu’il rencontre aujourd’hui. N’empêche, Google se passerait bien de ce genre d’ennuis. Le premier des soucis provient d’Android, l’operating system des solutions mobiles.

Selon les analystes spécialisés du Kindsight Security Labs, quinze millions de téléphones mobiles sont infectés par des malwares, un nombre en croissance constante : 17% depuis le début de l’année. L’équipementier Alcatel Lucent (propriétaire de Kindsight Security Labs) estime même  que « 60% des appareils touchés fonctionnent sous Android. »  Les pirates ciblent Android comme ils ont ciblé Windows pendant des années pour son caractère dominant.

Selon les analystes, la plupart des malwares sont encore facilement identifiables et éradicables. Mais leur niveau de sophistication s’améliore progressivement. Parmi les virus recensés, Coogos.A!tr  un cheval de Troie pour mobile, envoie vers un serveur les numéros d’identification du smartphone. Uapush.À vole les informations contenues dans l’appareil.  iOS est également dans le viseur des pirates, mais à un niveau autrement moindre qu’Android, ainsi que BlackBerry et Windows Mobile de manière marginale.

Le deuxième problème de Google est d’ordre fiscal.  Selon nos confrères du Figaro, la division Google France a acquitté 7,7 millions d’euros d’impôts en 2013. Une plaisanterie comparée aux activités de l’entreprise dans l’Hexagone. Google explique avoir réalisé un chiffre d’affaires de 231 millions en 2013, un montant que le fisc trouve exagérément sous-estimé. Les analystes estiment en effet que Google s’est accaparé 90% de la publicité sur Internet et sur mobile soit 1,45 milliard d’euros.  Ce miracle financier s’explique par l’ingéniosité fiscale déployée par la firme américaine qui facture les annonceurs français essentiellement depuis l’Irlande où la fiscalité est autrement plus favorable qu’aux entreprises.

Bien sur Google se réfugie derrière la législation européenne. D’autres entreprises comme Amazon ou Apple exploitent allègrement de telles pratiques. Mais le fisc français a décidé de procéder à un redressement fiscal et risque d’avoir la main lourde. Cette affaire est observée avec un microscope atomique par tous les pays de l’Union où les géants de l’Internet prospèrent. On peut parier que les procédures seront longues, mais que si la France en sort vainqueur, les bénéfices de Google et consors risquent de prendre un sérieux coup de bambou.

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