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Hexagone, l’exception française plus que jamais étendue à ses plus lourds

Tous rentrés, l’ambiance vacances est rangée pour un bon moment. Restent les instants du quotidien qui nous attendent et les ombres multiples qui rôdent…!

 DVSM, 30 août 2021. Pas un jour ne passe sans que soit évoquée cette composante chère et indissociable d’une vie telle que rêvée, la liberté. L’important pour celle-ci n’est pas qu’elle soit démontrée à grands coups d’arguments, mais bel et bien instinctivement ressentie, à portée de main. Depuis bientôt deux ans, l’irruption du virus a sérieusement remis en question ce ressenti. Avant le pass sanitaire, des notions telles que celles de produits considérés comme essentiels ou pas ont installé une ambiance inédite, parsemée de quelques égoïsmes vite mais mal avalés. Le « on peut s’en passer » appliqué à des activités ou établissements telles que celles des discothèques souligne un regard insupportable relevant de l’ignorance des soucis des autres. Car pour ceux qui vivent de ces activités, boîtes de nuit, restaurants, et., le caractère essentiel de leur gagne-pain est indiscutable.

Hélas, si cette vague de contraintes vécue mondialement n’a pourtant qu’un seul vrai responsable, le virus, il n’en va pas de même pour des initiatives qui, elles aussi, et à la manière d’un supplice chinois, viennent s’ajouter les unes aux autres. Comme ce passage à 30 km/h dans de grandes villes dont la capitale, (évoqué sur Kelerepus, lire ICI) qui ne peut être vécu que comme une atteinte de plus à cette liberté, au milieu des trottinettes et vélos à batteries dans leurs évolutions format capharnaüm.

Si cette règle au caractère quasi anecdotique peut sembler futile, que dire de ces prix qui grimpent plein gaz, étrange paradoxe dans une économie que l’on ne cesse de souligner qu’elle échappe à toute inflation. A quoi bon, se disent ceux qui sont assez âgés pour se rappeler des décennies où une (bien réelle) inflation à deux chiffres brisait au jour le jour les efforts laborieux des familles pour améliorer leur ordinaire.

Pour l’emploi, la situation est pire. D’une manière scandaleuse, des ministres se réjouissent publiquement d’une supposée reprise, alors que le taux de chômage reste deux fois plus élevé que chez nos voisins européens. Une subsistance du non-emploi qui côtoie une difficulté aussi paradoxale que récurrente à recruter. Sans de bonnes chances de pouvoir travailler, côté citoyens, sans de bonnes chances de conduire une activité dynamique faute de bras, côté entreprises.

Libertés…? Mais où sont-elles quand, de l’automobile au chauffage, tout tend à ne placer le citoyen consommateur en totale et incontournable dépendance face à un choix squelettique de fournisseurs tentaculaires. L’incitation au passage aux pompes à chaleur pour le chauffage domestique rejoint la condition qui guette l’auto, déjà sujette aux spéculations les plus obscures (et onéreuses) appliquées à la pompe. Pour ne rien arranger, sont également rentrés les adeptes du mat de cocagne présidentiel. Ils vont durant des mois nous abreuver de leurs déclarations lyriques sur une France aux Français et l’affirmation de leurs valeurs, leur comédie d’abnégation en prime. Et il va falloir quand même tout faire pour que dans les rayons et linéaires, surfaces de vente et pôles de commerce en ligne, les consommateurs oublient tout cela, et acceptent quand même de se laisser aller à de l’achat plaisir. Y’a plus qu’à…! Y.D

Source DVSM

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