Accueil / Actualité / HONG KONG, le bras de fer avec la « grande » Chine continue. Bonne ou mauvaise nouvelle…?

HONG KONG, le bras de fer avec la « grande » Chine continue. Bonne ou mauvaise nouvelle…?

L’ancienne dépendance britannique reste sous tension extrême avec violences. L’Empire du Milieu use même de la menace. Un monde serait-il en train de basculer…?

 DVSM, 19 novembre 2019. Alors que les gazettes n’en finissent plus d’observer la fonte des glaciers et le niveau de CO2 dans l’atmosphère, il semble que ce qui se passe à Hong Kong depuis quelques mois continue de ne provoquer que des commentaires que fort contenus au regard des événements. Certes, l’avenir de notre planète est à surveiller. Mais les basculements des grands équilibres et leurs conséquences probables pourraient à bien plus court terme engendrer des effets très préoccupants. A une attentions soutenue du possible réchauffement de l’atmosphère, ne sacrifions pas celle des colères malignes.

Comme déjà évoqué ici, Hong Kong est le théâtre d’un processus a priori inéluctable, encore que… Car entre un monde libre, libéral, avec tous ses défauts, et un autre où subsistent des régimes totalitaires, se dégagent des zones où luttes armées et sources de terrorisme se disputent la vedette, le fossé se creuse. Même avec ses assez récentes colorations inspirées de ce que l’on appelle les « économies de marché », l’immense empire asiatique reste ce que l’on ne peut désigner que comme une dictature communiste. Ainsi, se dit-on probablement à Pékin, sans une mise au pas énergique des gens de Hong Kong, c’est bel et bien cet édifice totalitaire qui est menacé de fissure grave, voire définitive. Il ne peut que chercher à se sauver d’un désastre. Loin d’être comparable à nos épisodes des gilets jaunes, le mouvement de ce lointain bout de territoire pourrait aboutir à une révision des structures planétaires comparable à ce que fut la fin du bloc soviétique.

L’électronique, plus que des activités classiques, comme le jouet ou le textile, a permis à Hong Kong de se tailler une stature unique. Au début des années 80, et alors que la Chine était encore bien loin de son épanouissement économique et industriel, la cité était devenue une plaque tournante pour maints échanges fructueux. Dans ses salons et événements, dont la célèbre Electronics Fair, on pouvait voir des fabricants d’équipements OEM exposer sans la moindre dissimulation ce qu’ils fournissaient à de fières marques japonaises, américaines ou européennes. Dont certains collaborateurs reconnaissaient faire un peu « leur marché ». Clairement au-delà du sourcing, tutoyant le fantasmagorique concept de source miraculeuse. De cette grande époque, s’est prolongé un courant d’affaires de plus en plus noble et nourri, jusqu’aux saisons les plus récentes des concentrations spectaculaires et massives de professionnels à la recherche de produits et, réciprocité, d’autres armés d’offres charpentées pour clients du voisin géant. Nous en sommes là, dans une attente où se mêlent espoir et inquiétude.

En effet, que se passerait-il si le régime de ce grand voisin (et redevenu maître des lieux depuis la réintégration de Hong Kong en 1997), défendant chèrement sa peau, en arrivait à des réactions extrêmes (et pour tout dire, armées), parvenant à reverrouiller ce qui de son point de vue semblait un peu trop humer l’air frais d’une liberté dont tout individu est si avide…? Alors que les soucis de Taiwan (ex-Formose) ne sont jamais tombés dans l’indifférence, la vision d’une simple nervosité de rue comparable à nos nervosités des ronds points est très probablement erronée. Même l’électronique e le numérique devraient s’en apercevoir.

Source DVSM

 

 

A voir

Maison connectée, Enki s’entend très bien avec sa copine, la célèbre Alexa…

L'initiative fort bien pensée de Leroy-Merlin n'en finit plus d'élargir son périmètre opérationnel....