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Hypermarchés, les marges colossales sont souvent négatives

Entendra-t-on un jour au moins un chroniqueur battre en brèche cette légende et information totalement fausse sur des profits qui n’existent pas…?

DVSM, mars 2019 – Alors que les affirmations faciles à propos des marges immorales de la grande distribution fusent de toutes parts, des cortèges de gilets jaunes jusqu’aux plateaux TV des talk-shows, la saison des bilans et résultats remet en place quelques réalités. Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour, en a, il y a quelques jours, présenté les résultats 2018. Sans aller dans une analyse trop détaillée, soulignons seulement que le CA de l’ensemble, chiffré à 1,94 milliard d’euros (1,93 en 2017), n’a eu une rentabilité opérationnelle que de 2,5%. Ce qui, pour faire simple – et bien sûr très schématique-, signifie que lorsqu’un consommateur met 100 euros dans l’une des caisses de l’enseigne, entre 5,5 et 20 euros (en France) vont dans les caisses de l’Etat (TVA), moins de 2,5 euros restent acquis par l’enseigne au titre de cette profitabilité. Laquelle (puisque « opérationnelle ») fait abstraction d’autres éléments influant sur le résultat final qui, en 2018, s’est soldé par une perte de 561 millions d’euros.

Il ressort de ces données que la gestion s’opère bien plus sur le fil du rasoir que ne le laissent entendre certains commentateurs pour le moins profanes et mal informés, et que l’on comprend pourquoi la distribution cherche à affiner ses stratégies, afin d’éviter des frôler des situations plus fragiles encore. Les comptes d’autres entreprises de distribution, notamment françaises, se placent dans des niveaux globalement assez proches de celui-ci.

Source DVSM

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