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IFA 2020, on ne s’énerve pas côté exposants, alors que de grosses défections sont enregistrées…

Pour l’heure, la formule de remplacement imaginée par les organisateurs de l’IFA est loin d’avoir convaincu. Elle semble rencontrer beaucoup d’hésitations et au moins une énorme défection.

DVSM, 1er juillet 2020. C’est bien connu, plus d’un exposant, face à n’importe quel salon, justifie très souvent sa présence par le fait que « les autres » sont là. Entre responsables, qui bien sûr se connaissent, se rencontrent, discutent, il se dit qu’une phrase assassine est très courante : « si tu n’y vas pas, je n’y vais pas« . Il y a quelques semaines, les organisateurs de la célèbre foire de Berlin affichaient un optimisme raisonnable en mentionnant la confirmation de la venue à l’IFA de plus de 800 journalistes. Il n’y a cependant que bien peu de rapport entre ce qui est engagé pour une telle confirmation de visite et les investissements pour des industriels de premier plan. Un aller-retour jusqu’à Berlin, une ou deux nuitées d’hôtel, les enjeux sont limités pour des professionnels de la presse, de toute façon tenus d’aller ici ou ailleurs à la rencontre de l’actualité. Même en réduction, la participation d’une grande firme n’est en rien comparable. Des informations qui filtrent très discrètement, il ressort pour cette IFA-2020 que nombreuses sont les sociétés qui hésitent encore. Histoire de voir « comment ça bouge ».

Et voilà que Samsung vient d’annoncer qu’il ne viendrait pas à Berlin cette année. Aïe ! Si l’un des principaux leaders mondiaux fait l’impasse, d’autres pourraient prendre son sillage. Impossible donc, pour le moment, de se faire une idée juste de ce que sera cette session inhabituelle. Elle risque fort de se révéler plutôt morose. Elle ne sera probablement pas annulée, et d’ailleurs, certains de ses éléments accompagnateurs resteront fidèles au rendez-vous. Le quotidien du salon, édité depuis des années par la société (française) Cleverdis, réduira ses parutions à 5, une « preview », trois quotidiennes et une de bilan. Mais au-delà de cette situation plutôt ponctuelle, il n’est pas impossible que la brutale et terrible phase du coronavirus fasse évoluer les attitudes à propos des salons en général, et à propos de la pertinence de certains supposés « grands rendez-vous », devenus proportionnellement aussi coûteux que d’une utilité à vérifier.

Source DVSM

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