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IFA de BERLIN 2019, écouter, voir ou bien cuire, il faut choisir…! Choisissons…

Il y aura de l’électronique numérique début septembre dans la capitale allemande, mais tellement d’autres choses aussi que, comme l’aurait dit Coluche, « on’s’demande…! »

 DVSM, 22 juillet 2019. « On’s’demande… » s’il faut encore y aller, chroniquer, et tout et tout…? Qui l’ignorerait encore, l’époque n’est pas favorable aux salons. Un peu partout dans le monde et sur tous les thèmes possibles, des événements qui bénéficiaient du statut de monuments de convergence des activités qu’ils traitaient désormais trébuchent. Annulations, reports, défections d’exposants majeurs… La faute à qui, la faute à quoi…?

L’exemple de l’IFA, qui reste une exposition active, est néanmoins révélateur. Jadis, on y découvrait toutes les merveilles de l’électronique grand public, depuis le récepteur radio à transistors le plus rustique jusqu’aux équipements de très haute-fidélité les plus prestigieux, en passant par le téléviseur, la vidéo, l’audio mobile… Autant de sujets dont les marché ont profondément évolué ou… qui se sont tout ou partie désintégrés.

Nous ne sommes plus « jadis ». En s’internationalisant, l’industrie s’est concentrée. De nombreuses marques, entreprises ou groupes ont disparu. Sentant un vent contraire venir, les organisateurs du rendez-vous berlinois avaient en conséquence pris voici quelques années des décisions stratégiques importantes. D’abord, en adoptant une cadence annuelle et non plus d’une année sur deux. Cette manière d’occuper « l’espace temps » n’est autre qu’une disposition visant à dissuader un éventuel concurrent de venir s’intercaler dans « l’autre » année sur deux (sans oublier une recette plus importante). Ensuite, en accueillant l’électroménager, parce que (mauvaise raison) son marché est supposé voisin, traité par des (grandes) enseignes identiques. Et aussi (apparente bonne raison) pour remplacer (encore) la recette des exposants ayant disparu par d’autres locataires, accueillis à bras ouverts puisqu’ils louent des mètres carrés potentiellement désertés. Tout ceci étant normal et non critiquable. Tout salon relève de l’activité économique que ses managers se doivent de maintenir et même d’optimiser.

Un choix compréhensible, mais qui débouche sur une nouvelle réalité. Pour un berlinois, voire pour un citoyen de Potsdam, le déplacement peut encore se révéler attractif, d’autant qu’il y a toujours force saucisses et blondes moussantes à déguster en assistant distraitement à ce qu’il reste des spectacles faisant il y a un quart de siècle les grandes heures du théâtre de plein air. S’il ne pleut pas, bien sûr. En revanche, pour les passionnés de grande hi-fi, d’audio extrême pour l’automobile, de grand cinéma chez soi, et de quelques autres sujets typiquement électroniques, beaucoup de ce qui pouvait donner une envie de visiter s’est sérieusement émoussé. Y compris… ce qu’il reste des spectacles qui faisaient, il y a bien longtemps, les grandes heures du théâtre de plein air (bis). Traverser des halls remplis de tables de cuisson, de réfrigérateurs, de lave-linge ou de machines culinaires à tout faire ne justifie plus de gâcher une petite journée. D’ailleurs, les chiffres de fréquentation parlent. Des 7 à 800.000 visiteurs qui convergeaient il y a un quart de siècle vers la Funkausstellung, salon qui n’avait pas échappé à une fréquentation locale majoritaire (comme tous les salons grand public du monde), il n’en reste même plus le tiers*. Dont les amateurs d’électronique (loisirs…), toutes facettes confondues, doivent ôter les professionnels et les visiteurs venus pour l’électroménager (tâches ménagères).

Quant aux non berlinois, et en particulier ceux qui seraient venus de quelques destinations européennes plus lointaines (sans être invité par un fournisseur), la motivation pour persévérer se doit d’être extrême. Quelques heures d’avion, du taxi, les notes salées de l’hôtellerie de la grande cité, voilà du temps et de l’argent pour des enjeux minimes. Suivant la pratique (il serait plus juste de dire la « manie ») des organisateurs de salons, Berlin a de surcroît adopté cette tradition bizarre des journées tenues avant que l’expo ouvre ses portes, consacrées aux médias, lesquels mettent un point d’honneur à diffuser tout ce qui est nouveau ou marquant avant la bataille. Berlin n’est pas mort et vivra sa vie, et DVSM ne boudera pas les informations venues du pied de la tour (pâle copie de notre fière Tour Eiffel). Mais aujourd’hui, il semble préférable de donner une place privilégiée à ce qui s’organise sur notre sol. Comme ces deux salons importants qui auront lieu à l’automne, l’un pour la photo, l’autre pour le jeu vidéo (Paris Games Week).

* En outre, quand le mur empêchait les Berlinois d’aller comme leurs cousins de l’Ouest en vacances sous des cieux lointains, cette foire et kermesse de la radio constituait l’une des rares possibilités d’évasion estivale.

 

Source DVSM

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