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Impression 3D, une équation qui se limite à une seule inconnue. Pas vue, pas vendue…

Maintes fois présentée comme une ligne de produits pleine de promesses, cette famille reste encalminée à la porte des linéaires, sans parvenir à s’y intégrer.

DVSM, 14 décembre 2021. On a bien failli la voir. Mais sitôt apparue, elle a vite été rangée pour mille et une raisons, toutes mauvaises, probablement. Certains ont-ils eu peur d’en vendre…? La première de ces raisons se résume à un pitoyable et trop classique réflexe qui rôde dans les enseignes ainsi résumé : « on en aura quand on nous en demandera« . Pied de nez quasi honteux à un principe pourtant incontestable : la demande ne vient que suite à la création de l’offre. Toutefois, cette absence pour une technique qui pourrait intéresser une tranche de chalands non négligeable s’inscrit aussi dans une tendance au sein de la distribution consistant à ne pas consacrer d’énergie à des segments considérés comme un peu trop marginaux, voire assimilables à des niches. Une attitude qui a pour conséquence de réduire le périmètre de la clientèle. Les responsables du terrain raisonnent trop en termes de produits, pas assez en termes de portée globale. Les amateurs de mille et un sujets qui ont été fortement réduits en présence ou même supprimés sont aussi des consommateurs pour les produits courants, une offre actualisée et animée, même concise, est un vecteur attractif envers les populations intéressées au même titre qu’un prix supposé bas sur de la patte à tartiner ou des chocolats festifs.

En marge de toutes ce considération, il y a aussi un problème de dénomination, à travers une notion « d’impression » qui est pile à côté de ce qu’elle devrait intuitivement évoquer. Restons sur cette idée : mieux vaudrait parler de « façonneuses » 3D. 

Le plus étrange est le repli de cette impression 3D dans les GSB. Certes, la décoration est pour l’heure LE pôle le plus attractif du moment en gamme bricolage, de même que la cuisine. Mais la présence de certaines machines pour la menuiserie et l’ébénisterie, entre autres, démontre que l’on sait consacrer des mètres carrés à des familles dont l’élément central (les machines) ne s’achètent pas tous les jours. La communication sur l’impression 3D a pour sa part trop souvent fait allusion à la réalisation de quelque bouton ou poignée à remplacer sur un équipement de la maison, usage minimaliste et à caractère trop occasionnel pour séduire. Les clientèles orientées modélismes, créations personnelles, seraient de meilleures cibles. Il manque aussi une action marketing en amont (côté fournisseurs). DVSM avait été interpelé par certains d’entre eux quand, voici plusieurs saisons déjà, nous avions pointé du doigt cette incapacité d’un sujet à gravir les marches d’une diffusion plus conséquente. Pour l’heure, c’est le calme plat qui domine, tandis que dans l’univers des adeptes (car il y en a), une sorte de vie « underground » assez active reste d’actualité.

Source DVSM

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