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Inattendu : on a cru retrouver la Samaritaine, dans un vaste site d’exposition à Las Vegas.

On trouve tout au CES 2022. Sauf (presque) de l’audio, de la vidéo, disciplines présentes, mais dangereusement perdues dans un particulièrement vaste fourre-tout « techno-lode-gique ». Pire, la CTA en veut-elle aux ex-clés de voûte…? 

 DVSM, 10 janvier 2022. Le CES, salon de quoi…? De tout pourrait-on répondre. Tels un capitaine dont le navire est encalminé dans une sorte de Pot-au-noir, Gary Shapiro (photo) fait ce qu’il peut pour éviter un possible naufrage. Le propre de tout salon est en principe de réunir sur un thème fédérateur, un secteur d’activité ou un visitorat ciblé, sous toutes ses facettes. Ni plus, ni moins. Il semble que le CES ait fortement perdu de vue cette conception, fonçant droit dans un brouillard, possible piège qui pourrait le conduire vers un inévitable épilogue. Tout cela non à cause du Covid, mais d’une sorte de sauve-qui-peut consistant à réunir sous le thème aussi vaste et flou que celui de la « technologie » (en français, « technique » suffirait) des ingrédients n’ayant que peu de rapport les uns avec les autres. Imaginons, pour mieux comprendre, un événement qui serait articulé autour du thème de la mécanique. On y trouverait des automobiles, des moteurs d’avions, des perceuses à percussion, des dérailleurs de bicyclettes, des mécanismes de volets roulants, des tondeuses pour le toilettage canin… Rien que de la mécanique…

Ainsi, à Las Vegas, la Samaritaine, cathédrale historique du commerce créé par le couple Ernest Cognacq et Marie-Louise Jaÿ, aurait-elle tenté de se réincarner…? Puisque, dans un même ensemble, on a parlé robots, mobilités, nutrition, transports, drones et objets qui volent, santé, automobile, jeu vidéo, « techno-alimentaire », agriculture, objets connectés, etc. Si des géants de l’électronique et du numérique, tels que LG, Panasonic, Samsung, Sony, TCL et quelques autres tenaient stands et conférences, tout visiteur pouvait découvrir John Deere (tracteurs agricoles), Bobcat (qui cuisine le bulldozer travaux publics à la sauce Li-Ion), Mercedes et une électrique avec une autonomie prévue de 1.000 km, etc. Le véritable souci de la CTA*, organisatrice du salon, est simple et fort compréhensible : remplir un espace d’où se sont presque totalement éclipsés pour toujours des cohortes d’équipements. Avec préméditation…? Petit florilège photo révélateur…

Sans les belles chaînes hi-fi d’hier, les magnétoscopes, les caméscopes, les autoradios, les lecteurs de CD, de DVD, sans une présence puissante de groupes industriels ayant choisi d’éviter des investissements trop lourds pour des moments trop éphémères, sans les désertions suscitées par une ambiance pandémique, pas facile de remplir tant d’hectares sous des halls devenus soudain surdimensionnés. Le symptôme devient toutefois plus préoccupant quand, à l’examen des images mises en ligne par l’organisateur pour permettre aux gazettes des quatre coins du monde de relater son événement, seules les visions de ce ratissé large sont proposées. Mauvaise humeur…? Affirmation d’une trajectoire nouvelle. (Et pas trop sympa pour ceux qui ont joué le jeu du numérique, dont nous reparlons sous peu).
Consumer Technology Association. Toutes les images ci-dessus sont issues de celles proposées par le CES pour les médias.( Visibles ici. ) Cherchez l’EGP…!

Source DVSM

 

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