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Industrie, le choc entre « anciens » et nouveaux entrants crée des effets irréversibles.

Solides sur leurs positions, les groupes dominants hier se retrouvent face à des outsiders ayant acquis des armes de leaders, dans des axes de concurrence souvent totalement imprévisibles. Un éternel recommencement dans l’univers industriel. Mais quand même…!

 DVSM, 26 août 2021. Les derniers seront les premiers… Formule classique, certes capable si besoin de nourrir n’importe quelle démonstration. Mais ici, nul besoin de ce genre, l’observation suffit. Avec l’approche de l’activité de la dernière période de l’année, celle qui domine toutes les autres, les levers de voiles stratégiques et les annonces commencent à se multiplier. Et dans ce début de brouhaha, des fissures avec le passé même récent apparaissent. L’une d’elle est spectaculaire. En 2008, cela faisait déjà une dizaine d’années que la photo avait commencé un flirt parfois mal vécu, et même repoussé, avec l’électronique numérique. Sous l’impulsion de Panasonic, elle prend soudain un virage que la ressemblance voulue avec l’existant (un copié-collé avec l’esthétique des appareils) tente de rendre moins révolutionnaire. Le « sans-miroir » apparaît, avec son appellation acidulée, l’hybride. Largement plus d’une décennie plus tard, le reflex a toujours un peu de mal à s’effacer, mais son fougueux successeur, le sans-miroir suralimenté au capteur plein format, avance vers une domination sans partage, inéluctable et logique. Mais toujours sous une livrée qui rappelle le reflex des grandes époques.

Cependant, l’univers de la photo essuie depuis plusieurs années des déconvenues majeures ayant d’ores et déjà bouleversé définitivement le périmètre et l’ampleur de ses activités. Son tombeur est le smartphone, outil évoqué seulement en se pinçant le nez chez les grandes firmes du monde de l’image, non sans le regarder encore du haut d’une hauteur* devenue bien théorique. Retour vers un passé fuyant… Quatre ans avant la révolution « Panasoniquienne » évoquée ci-dessus, au cœur du millésime 2004, une toute jeune pousse chinoise, Oppo, prenait son envol. Cette spécialiste, depuis intégralement reconnue du smartphone, est elle-même partie intégrante du groupe BBK, créé en 1998. 23 ans, vive la jeunesse, sa fougue, sa détermination…! Le smartphone, qui aura bientôt 15 ans (en 2022), a conquis les positions que l’on sait, bien sûr dans la vie connectée sous toutes ses formes, mais aussi et notamment dans celui de l’image, fixe ou animée, capturée, conservée ou partagée. Alors que ce mobile intelligent ne joue « que » le rôle d’un ordinateur de poche connecté (et même d’un téléphone…), c’est probablement dans ce domaine de la photographie qu’il aura eu la plus décisive des influences. Et ce n’est qu’un début.

Le secteur des télécommunications, devenu celui de la gestion, de l’exploitation et de la transmission de données, est aux portes de nouvelles avancées techniques d’ampleur. Composants et équipements sont dans cette mouvance dans un mouvement suivant comme son nombre celui des réseaux (5G, 6G…, réseaux terrestres, en orbites…) Dans un événement techno tenu en Chine il y a quelques heures, Oppo a levé le voile sur des avancées non seulement dirigées vers le mobile lui-même (écrans, recharge rapide sans fil spectaculairement simplifiée et optimisée), mais aussi dans les capteurs couleurs, les optiques, les traitement des images (sans oublier une impressionnante extension à l’automobile). Avec un peu de recul, l’observation de cette stratégie offensive (elle n’est pas la seule) permet de mesurer aussi les conséquences de la taille et de la lourdeur qui aura empêché, structurellement, les groupes d’envergure multinationale de « filer le train » à ces jeunes adversaires. Lesquels foncent (mais ont-ils le choix) vers des futurs tout aussi contraignants. Oppo présent dans une quarantaine de pays ou territoires emploie désormais plus de 40.000 salariés.

* Qui dans le duo industrie + commerce, déteint sur l’idée que certains se font le l’utilisateur, d’une certaine façon « médiocrisé », alors qu’il constitue la perspective montante et puissante de la cible image.

Source DVSM

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