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Infrastructure de stockage : Le vent du changement souffle sur l’architecture trois tiers – Parole d’entreprise

Parole d’entreprise – communiqué

Par Cyril VanAgt, Channel Sales Manager, Europe du Sud – Nutanix

Ce n’est plus un secret pour personne, avec la révolution digitale, le marché de l’IT est en pleine ébullition et fait face à des changements de paradigmes conséquents.Quand on observe l’univers des infrastructures de stockage par exemple, le modèle d’architecture informatique hyperconvergée (ou HCI), appelé aussi hyperconvergence, apparu en 2009, est aujourd’hui en plein essor. Non seulement remet-il en question la valeur ajoutée qui était apportée il n’y a encore pas si longtemps par les acteurs traditionnels de l’infrastructure, mais il a aussi un impact financier considérable sur les revenus du marché du stockage. Quelles sont les implications de cette technologie disruptive pour les intégrateurs dont la principale source de revenus est, encore aujourd’hui, d’aider leurs clients à gérer la complexité des systèmes trois tiers ?

L’innovation, est aujourd’hui, plus que jamais, le moteur du secteur informatique. Mais malgré des bénéfices clairs, les technologies innovantes mettent parfois du temps à percer, en particulier dans le portefeuille des fournisseurs traditionnels, bien établis depuis des dizaines d’années avec des solutions dites «legacy». Cette situation peut peut-être être expliquée par la crainte de risque de cannibalisation des lignes de produits plus « classiques » par ces nouveaux acteurs du marché.

C’est ce que l’on peut observer dans le cas de l’hyperconvergence, longtemps décriée, comme une solution inférieure, ou pas nécessairement adaptée à des infrastructures de production sérieuses, par les fournisseurs de solutions trois tiers, sociétés qui proposent traditionnellement des systèmes distincts de stockage, des serveurs et du réseau.

Pourtant, force est de reconnaître qu’une technologie de rupture telle que l’hyperconvergence apporte au marché une offre de plus en plus étoffée et répond désormais de façon pertinente aux enjeux de gestion des SI les plus critiques. En outre, les spécialistes et leaders de ce nouveau marché sont en train de faire évoluer leur stratégie de convergence pure vers l’usage, vers un mode de consommation, amenant ainsi les bénéfices et les atouts du cloud public au cœur du datacenter de l’entreprise, ce qui leur donne aujourd’hui encore davantage d’avance par rapport aux fournisseurs traditionnels.

Tant les vendeurs de serveurs, fournisseurs de stockage que les spécialistes de la virtualisation peinent aujourd’hui à maintenir leurs revenus puisque leurs clients perçoivent les limites du modèle trois tiers. Ces limites, que ce soit en termes de productivité ou de complexité, ont déjà été dépassées à tel point que pour certains clients, tout nouvel achat de briques « traditionnelles » apparaît désormais comme un investissement à perte.

Si l’on observe les plus gros datacenters du monde (ceux des GAFA : Google, Amazon, Facebook, Apple, etc.), on constate qu’ils ne reposent pas sur une architecture trois tiers, mais qu’ils sont tous bâtis sur des principes similaires à ceux de l’hyperconvergence : architecture en grille distribuée sur du matériel banalisé, intelligence 100% logicielle, automatisation, analyse en temps réel… En effet, ces principes ont comme avantages une bien meilleure évolutivité, disponibilité, et agilité ; s’avérant bien plus simples (et économiques !) à gérer, ils sont par conséquent, plus productifs et rentables.  En outre, ces mêmes sociétés, comme Amazon avec AWS ou Microsoft avec Azure proposent désormais l’accès à leurs plateformes en mode pay-as-you-grow, et les métiers, et acheteurs en entreprise, autrefois frileux, sont de plus en plus séduits par le Cloud Public !

Prenons en compte ce qu’ont fait nos vendeurs d’infrastructures trois tiers ces 5 à 10 dernières années pour faire face à cette tendance. La réponse ? Rien, ou presque, ce qui a eu un impact significatif sur leurs résultats financiers : leurs revenus « produit » se tassent alors que leurs revenus de maintenance sont en augmentation. Cela indique clairement que leurs clients ne souhaitent plus faire évoluer ces architectures trois tiers car il n’y a plus rien à en attendre en termes de gains de productivité, et qu’ils regardent vers autre chose…

Qu’est-ce que cela signifie pour les intégrateurs ayant une part significative de leurs revenus basés sur les services d’assistance qu’ils proposent à leurs clients pour gérer la complexité de leur SI ? Et que devraient-ils envisager à la place ?

Ne nous trompons pas : si l’émergence du Cloud Public ne fait que précipiter la chute des revenus issus du service sur les systèmes trois tiers, les solutions hyperconvergentes bien que plus faciles à dimensionner et à gérer, ne constituent pas une menace pour les revenus de service. Si l’on s’y prend bien. En effet, ces services vont devoir se transformer et leur répartition évoluer vers moins d’installations, de mises à jour, de tâches techniques ingrates de configuration et davantage d’automatisation, d’analyse temps réel, bref – des services à valeur ajoutée pour le bien des métiers.

Une solution hyperconvergente mature va bien plus loin que le simple fait de faire converger les ressources de calcul, stockage, réseau voire virtualisation dans le même boîtier. Mise en place correctement, une telle architecture se doit d’apporter l’évolutivité, la disponibilité et l’agilité des services du Cloud Public. Ce faisant, chaque client devrait pouvoir ainsi concevoir sans peine son propre Cloud d’Entreprise et ainsi, combler le fossé entre systèmes sur site et applications dans le cloud.

Certains des fournisseurs traditionnels s’en sont rendus compte mais dans la plupart des cas, ils n’ont fait que repackager leurs systèmes trois tiers traditionnels en leur donnant l’apparence de plateformes convergées ou hyperconvergées. Certes, elles sont basées sur une seule pile technologique mono-fournisseur, dans le meilleur des cas, mais embarquent des composants matériels et logiciels multiples, nécessitant encore une grande personnalisation ainsi que des passerelles additionnelles afin de s’intégrer avec le Cloud Public. Pourquoi donc attendre que ces constructeurs traditionnels essaient de prendre le train de l’hyperconvergence en marche quand des nouveaux fournisseurs, plus innovants, sont déjà à la pointe sur cette technologie ?

Alors que les fournisseurs d’infrastructure informatique bien établis commencent à peine à sentir le vent tourner, d’autres ont déjà réinventé le marché de l’infrastructure pour pousser la productivité toujours plus loin, et faire en sorte que l’informatique devienne le moteur de la croissance des entreprises, et non pas un simple centre de coût. Les revendeurs et intégrateurs doivent faire partie de ce processus sous peine de disparaître. Il n’est plus question de jouer la montre : les meilleurs acteurs du Channel ont compris la manière dont le marché évolue, intégré l’opportunité offerte par le Cloud d’Entreprise et la saisissent fermement dès aujourd’hui.

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Cyril VanAgt, Channel Sales Manager, Europe du Sud – Nutanix

 

 

 

 

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