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Jeux vidéo, tueries, guerre, armes, les critiques pourraient pleuvoir…

L’actualité soudain se charge en violences multiples. Les tueries aveugles aux Etats Unis participent à une montée réprobatrice, dans laquelle les jeux vidéos pourraient à nouveau êtres visés.

Vision Estivales – DVSM, 8 août 2019 – Hécatombes…! L’horreur est revenue à la Une des médias, et il faut le constater, elle a tendance à y revenir souvent. De quoi perturber nos réflexions estivales, vagabondages libres en relation, quand même, avec ce qui constitue le cadre quotidien du travail au cœur de l’univers du numérique et des loisirs électroniques, ainsi que celui de la distribution. Sans détour, ces pensées auraient été plus sereines sans ces épisodes navrants et inquiétants. Naturellement, il ne peut être établi le moindre parallèle entre l’inquiétude liée à la crainte que d’autres moments meurtriers se produisent, et la préoccupation inévitable à propos de la possible suspicion dont le jeu vidéo pourrait faire l’objet, qualifié de possible déclencheur ou catalyseur de cette vague violente. Il n’y a pas de comparaison possible entre des êtres massacrés à bout portant qui perdent la vie, brisant des familles, et la perspective bien trop terre à terre de quelques ventes émoussées sous une pression médiatique qui deviendrait accusatrice.

En fait, le problème n’est pas nouveau. Les jeux sur consoles (qui ont aujourd’hui conquis des espaces bien plus vastes, notamment grâce aux smartphones) ont depuis des années été regardés d’une manière sombre. Les éditeurs ont eu pour habitude de souligner que la violence est aussi dans le quotidien, dans l’actualité, s’amorçant parfois seulement par les mots. Et dans les œuvres culturelles, littérature, cinéma notamment, elle figure depuis toujours. Les films de guerre ont-ils provoqué des conflits…? Les attaques à mains armées de certains thrillers sont-elles de nature à générer des « vocations » de voyous de l’extrême…? Peut-être. Mais tous les spectateurs voyant des films de ce genre, tous les lecteurs de certaines « séries noires », sont-ils devenus des trafiquants, des kidnappeurs, des fous furieux tirant sur tout ce qui bouge…? Tous, non, à l’évidence, mais certains peut-être, affirmeront des commentateurs qui n’auront pas forcément tort. Mais avant l’invention de l’imprimerie, avant les premiers claps du cinématographe, la violence meurtrière était déjà très présente dans ce bas monde. Et même, quitte à faire se hérisser le poil de quelques lecteurs, il est également probable que, outre le défoulement, voire l’action soupape de sécurité joué par ces créations, la vue en film, en vidéo ou couchées sur du papier de scènes guerrières, de moments dignes d’El Paso, de Dayton ou du Bataclan, peut aussi engendrer une répulsion amplifiée, encourageant même à tout faire pour en éviter la résurgence dans la réalité. 

Reste l’éternel et bien délicate question de la rencontre entre les actions, les armes, et les enfants, jeunes, adolescents, bref, pas encore aptes à prendre le recul face à ce qui apparaît sous leurs yeux. Le handicap du jeu vidéo est, comme chacun le sait, malgré les classements PEGGI, les efforts de surveillance et d’éducation, de ne pas permettre un contrôle absolument efficace, « zéro défaut » de ces rencontres inopportunes. Le remède absolu et imparable capable d’éradiquer toute violence reste à trouver, dans le monde du jeu vidéo comme dans la « vraie vie ».

Source DVSM

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