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La 5G plus que jamais dans le viseur des adeptes de la précaution à tout va.

La proximité de l’attribution des fréquences 5G aux opérateurs de télécommunications réveille soudain, comme on pouvait s’y attendre, les porteurs de prédictions effrayantes, lesquels -est-ce une surprise- ne dormaient que d’un œil. Ils demandent à l’heure dite, et même un peu avant, des études et bien sûr des reports.

 DVSM, 14 septembre 2020. Les progrès réalisés par la trouillologie au sein de la société sont monumentaux. En suivant les conseils des adversaires de tout progrès technique, nous en serions encore aux standards téléphoniques animés par leurs innombrables opératrices. Il en va de même dans la quasi totalité des domaines où le genre humain a su perfectionner ses moyens de subsistance et ses conditions de vie. Lorsqu’il y a une trentaine d’années, le téléphone mobile numérique (le GSM) a fait ses premiers pas, les alertes annonçant des pathologies inéluctables se sont multipliées. Etudes épidémiologiques, discours de prétendus spécialistes sûrs de leur fait, rien n’a été épargné, avec au passage quelques angoisses transmises au public. Heureusement, le mobile s’est propagé, et encore heureusement, les affections ne sont pas venues.

A l’heure actuelle, les milliards d’individus dotés de ces équipements n’ont jamais ressenti le moindre symptôme attribuable au portable, pas plus que les 50% de citoyens du globe utilisant quotidiennement des smartphones. Parallèlement, et alors que d’autres progrès s’accomplissent, l’environnement législatif s’est enrichi sur notre sol du fameux principe de précaution. Une arme pour tenter toutes les diversions possibles, auxquelles viennent s’ajouter les préoccupations se voulant écologiques et dont certaines manquent parfois de la plus élémentaire pertinence. Les nouveaux élus tendance verte ont avec cette 5G un thème de plus pour animer les quiproquos, s’ajoutant pêle-mêle à la lutte contre la publicité (pollution visuelle), contre l’édification des éoliennes et la volonté d’éliminer l’automobile.

Parmi les points mis en exergue par quelques-uns, apparaît de surcroît un parallèle écologique entre l’installation de la fibre (qui doit être accessible à tous, rappellent-ils) et la 5G accusée en la circonstance de faire double emploi. Pourtant, la 5G va permettre de faciliter l’accès des ménages de la France profonde, incluant les foyers ruraux, aux usages du numérique le plus performant, avec une incidence (notamment en empreinte carbone) bien inférieure à ce qu’entraîne un déploiement physique de la fibre* jusqu’au moindre hameau. Quant aux rayonnements, s’ils seront ventilés dans des bandes différentes entre 4G et 5G pour harmoniser les diverses utilisations du hertzien, ils restent dans le spectre utilisé déjà pour de multiples services. La transmission de plus de contenus s’obtient principalement par les techniques de compression des données, et non à des augmentations de puissance significatives. Selon une réalité connue,

* Pour être installée en campagne d’une manière fiable, l’enfouissement de la fibre est préférable à la ligne aérienne. Sous terre ou sur poteaux, la longueur des liaisons rapportée au nombre des utilisateurs est d’emblée défavorable sur le plan économique, et impose l’utilisation de véhicules et de machines de chantier, à solliciter aussi pour la maintenance. La fibre convient beaucoup mieux aux installations en zones urbaines. L’adaptation des relais 4G à la nouvelle norme est au bout du compte beaucoup plus rationnelle. La complémentarité est pour l’heure le maître mot, mais les cartes pourraient être en partie rebattues par l’entrée en scène des constellations de satellites en cours de mise en orbites.

Source DVSM

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