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La bonne distance, un détail qui, réévalué, pourrait changer beaucoup de choses.

Le mètre supposé garantir l’absence de contagion semble minimaliste comparé aux distances imposées dans d’autres pays. Insignifiant ou essentiel ? 

 DVSM, 15 mai 2020. Le déconfinement et les dispositions prises pour éviter la circulation du coronavirus, depuis quelques jours, s’appuient sur cette distance d’un mètre présentée comme une sorte de standard. Cependant, nombre de territoires proches du nôtre ou plus lointains ne s’en tiennent pas à cet écart et préconisent plutôt 1,50 ou même 2 mètres. En dépit de leur interminable défilé sur les médias, les experts, spécialistes et autres intervenants, ne semblent guère préoccupés par ce sujet, pas (ou peu) évoqué. Espérons que l’écart retenu est suffisant est qu’il n’y aura aucun changement de braquet dans les directives.

S’il peut sembler assez anecdotique en termes médicaux, et après tout, commode à rectifier si le besoin s’en fait sentir, il n’est plus du tout de cette importance en apparence négligeable quand on l’applique au commerce. Non seulement il pourrait imposer des révisions conséquentes dans l’évaluation des chalands autorisés à être présents dans une surface de vente, mais pourrait aussi entraîner des réévaluations sur le plan économique. Plus de distance implique moins de clients, et donc moins de CA. Ceci étant considéré dans un contexte où la profitabilité est déjà nulle où même négative. Il en va de même pour les restaurants dans lesquels, entre un et deux mètres de séparation comme base à observer, le nombre de couverts possibles diminue considérablement. Les professionnels aimeraient savoir, tout en redoutant des instructions rectificatives qui ne seraient rien d’autre qu’une continuité dans la désorganisation serrant de cadre à la gestion de l’épidémie depuis son apparition.

Source DVSM

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