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La boutique désormais clairement minoritaire dans l’univers des télécoms.

Une boutique, c’est bien mais coûteux. Après avoir compté sur la distribution physique, l’univers des télécoms a revu ses méthodes. L’ère des conquêtes, c’était il y a longtemps. Désormais, on gère au plus juste…

DVSM, 3 août 2021. C’est un peu comme une forme d’auto destruction. Le smartphone a, voici une décennie, rebattu les cartes dans la conquête des clientèles d’utilisateurs. Facilitant plus que jamais le commerce en ligne, ce nouvel instrument est aussi devenu le meilleur outil pour se diffuser lui-même, et conjointement, diffuser les services auxquels il permet d’accéder. Petite larme à l’œil, le mariage mobile-forfait n’est plus qu’une union libre. En effet, distribuer ne l’est pas (à l’œil). Qu’il soit compétitif, et souvent acquis dans un linéaire du « commerce », ou au top du top, acheté par exemple dans un magasin Apple, le mobile (smartphone) en couple avec un abonnement n’est en effet plus la règle jadis quasi incontournable. Et même s’il subsiste d’une manière significative, le passage par un point de vente physique se contacte. 

Ainsi, alors que 95% des détenteurs de téléphones mobiles ou de smartphones utilisent leur équipement via un forfait, 53% ont contracté celui-ci en ligne, et seulement 41% se sont rendus dans le réseau physique (boutique) de l’opérateur pour s’engager. Depuis des années, et surtout depuis l’onde de choc que l’entrée en jeu de Free avait provoqué, la réplique à ce concurrent en terme de tarifs ne pouvait passer que par une offre en ligne, autrement dit, débarrassée des charges incontournables du magasin : ressources humaines, chauffage, éclairage, merchandising, ouvertures à des heures contraintes et commerce impossible aux heures de fermeture… Selon toute probabilité, il faut s’attendre à voir encore se limiter les points d’accès, alors que toute progression dans un parc d’abonnés ne peut plus dépendre que d’une compétitivité, y compris avec un ensemble forfait et mobile. Ce qui ne réduira pas totalement le rôle du terrain. Même Free a intégré cette nécessité, créant au fil des saisons un maillage de boutiques (notre photo) au proportions cependant très modestes comparé à celui des opérateurs concurrents.

Source DVSM

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