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La fibre optique n’est pas du même degré de priorité sur tous les territoires…

Enjeu quasi national pour l’Hexagone, le brin magique se développe à vitesse très variable, selon les pays, les initiatives des Etats et des opérateurs, et les choix plus ou moins conscients des utilisateurs.

DVSM, 8 mars 2021. Certaines situations sont faciles à analyser, d’autres le sont beaucoup moins. C’est le cas de la fibre et des abonnements en haut et très haut débits. Les notions (et chiffres) se mélangent et les décomptes n’en sont que plus ténébreux. La raison de ce flou n’est pas complotiste. Elle prend naissance dans le panorama qui découle d’une multiplicité des moyens d’accès, de la cohabitation de statistiques (qui ne devraient être que de simples décomptes) entre utilisateurs abonnés et « locaux raccordables », selon l’expression usitée par l’ARCEP. Le plus souvent, lorsque l’on parle de couverture en évoquant la fibre, le but consiste à évoquer les « éligibles », un total forcément nettement plus haut que celui des abonnés raccordés. Notons que bizarrement, les raccordements à la fibre sont plus onéreux que les hauts débits plus classiques. Basculer là où un haut débit correct (via une box) est présent peut vite s’assimiler à une dépense superflue. Ce qui devrait être le contraire, avec un coût inférieur, car l’avantage d’une liaison plus rapide à la toile pour l’abonné correspondant à un soulagement des réseaux filaires pour les opérateurs. Donc, pour eux, moins de problèmes, moins de clients qui râlent, meilleure rentabilité, etc.

Néanmoins, la fibre est-elle le véritable cheminement du futur pour cette fameuse « data »…? Quelle est sa pertinence, face à deux irruption dans les infrastructures, la 5G et les transmissions par satellites…? Ainsi, selon des déductions issues des nombreuses données disponibles, apparaissent des différences au niveau des utilisateurs qui s’avèrent gigantesques. En France, il apparaît que le cap du quart des abonnés à un service de haut débit via la fibre ait été franchi. Pour l’Allemagne, notre confrère Challenge’s mentionne une proportion ne dépassant pas 5% des abonnements, à comparer avec moins de 15% d’abonnés n’ayant pas encore un service fibré en Corée du Sud. Ces différences colossales sont à rapprocher de nombreuses spécificités locales, dont, en premier lieu, l’ancienneté des stratégies. Les réalités de terrain jouent aussi un rôle qui fait apparaître des paradoxes. Le sol allemand, où l’urbanisation est nettement supérieure à celle de la France (225 habitants au kilomètre carré outre-Rhin, contre seulement 104 en France), devrait être plus favorable à la fibre. Nos vastes territoires ruraux contribuent à rendre le sol national bien plus onéreux et compliqué à fibrer, en mode aérien (fragile si tempêtes) et encore plus en formule enfouie en tranchée. A toutes ces considérations, il faut en ajouter une autre.

Entre abonnés « entreprises » et abonnés « ménages », les enjeux divergent. L’entreprise est forcément plus intéressée par un débit réellement élevé, pour des fonctions qui n’exigent pas forcément un passage très soutenu de données, sauf… depuis que le virus impose un recours de plus en plus ample aux systèmes de téléconférences. Mais avec moins de 3 millions d’entreprises, et 27 millions de ménages (en France), la logique des opérateurs ressemble à celle de l’industrie automobile. Si le côté pro (camions et utilitaires) est important, le vrai volume (autos particulières) se fait avec le grand public. Des abonnés qui veulent télécharger des films, des séries, des vidéos personnelles, des séquences Youtube… En clair, du volume…

Source DVSM

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