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La guerre des drones aura-t-elle lieu…? L’outil volant attise les humeurs…

De la dynamite jusqu’au couteau de cuisine, tous les dispositifs créés par l’homme ont de bons côtés ainsi que des facettes redoutables.

DVSM, 28 décembre 2020. En matière d’innovation, le drone est presque hors sujet. Pour des usages militaires, cet instrument a déjà derrière lui quelques décennies de bons et moins bons services. Pour une large diffusion, en versions « grand public », c’est différent. Avec son potentiel, le numérique en a farouchement élargi le champ des usages possibles. Sous sa forme ludique, c’est un joujou aux aptitudes impressionnantes, capable de ravir aussi bien les adeptes de ce qui s’appelait jadis le vol radiocommandé que ceux des prises de vues photo ou vidéo audacieuses. Davantage dans la panoplie des outillages, il permet de bien visualiser une toiture ou même un clocher, avant d’éventuelles interventions de professionnels du bâtiment. C’est un exemple parmi beaucoup d’autres dans lesquels, le drone s’avère être un instrument d’une très grande utilité. Quitte à tout voir de haut, pourquoi ne pas non plus mettre cet aéronef dans la panoplie des forces de l’ordre pour les aider à mieux voir d’éventuels auteurs de débordements.

Mais voilà que cette éventualité froisse la pensée de certains quidams persuadés que ce genre d’intervention constitue une atteinte aux libertés individuelles. Libertés qui, selon ces individus, semble aller jusqu’à celle de casser, piller, dégrader. Étonnant, le Conseil d’Etat va dans leur sens et a confirmé l’interdiction d’un tel usage par les forces de l’ordre qui, en revanche, ne se voient pas tenus de détourner le regard lorsque dans des désordres, ils observent des gens vêtus en noir et faisant bloc briser des vitrines et s’emparer de leurs contenus. Selon cette logique, les motifs susceptibles d’interdire l’usage des drones risquent de se multiplier. On en a d’ailleurs déjà déploré des applications parfaitement contestables, comme des survols de centrales nucléaires, par exemple.

Comment, dès lors, ne pas imaginer des appréciations du même ordre dans d’autres domaines…? Sur les bateaux des garde-côtes, les longues vues et jumelles devront-elles rester dans leurs étuis…? La découverte de la vision dominante autorisée par le drone ressemble en outre au constat fortuit mais révélateur de possibilités d’observations par le haut que permet par exemple un simple hélicoptère radiocommandé (qui impose une licence à son utilisateur, une disposition identique pour les drones non « jouets » ayant été adoptée). Il semble surtout que le drone, comme d’autres instruments, soit entré dans cette facile et sempiternelle évocation des libertés individuelles. Que tout contrôle ou surveillance par la maréchaussée sont supposés entraver. « Je vous ai à l’œil », excepté pour ce qui est gratuit, est devenu un propos subversif…

Source DVSM

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