Accueil / Actualité / La riche aubaine des produits qui prennent de l’âge et perdent du terrain…!

La riche aubaine des produits qui prennent de l’âge et perdent du terrain…!

Ce sont les effets d’un grand remplacement. Rien à voir avec des mouvements de populations diverses. Les « vieux trucs » laissent la place aux nouveaux. L’obsolescence, si souvent décriée, est aussi d’une utilité sociale de premier ordre.

DVSM, 13 octobre 2020. La chaussure neuve n’est-elle pas l’avenir du cordonnier…? Si, bien sûr, à condition que la semelle s’en use. L’un des principaux handicaps pour l’activité des professionnels située dans la distribution de l’électronique grand public tient à sa très grande fiabilité. Contrairement à des idées fausses un peu trop répandues, sans doute à dessein, un équipement électronique qui fonctionne bien a de bonnes chances de rester opérationnel bien au-delà de ce qui pourrait être estimé comme raisonnable le temps passé à attendre le renouvellement. Plusieurs moments mémorables et quelques enquêtes ont permis de s’en apercevoir. Alors que les spécificités de la télévision et des téléviseurs évoluaient fondamentalement, sous l’impact de l’avènement des écrans plats, de ceux des transmissions numériques et de l’irruption de la haute définition, la vente massive de boîtiers adaptateurs ou décodeurs a mis en évidence la présence dans le parc installé de produits anciens toujours vaillants. Des écrans qui n’ont même pas eu l’occasion de passer par l’échoppe du cordonnier du téléviseur.

Côté smartphones et téléphones mobiles, même constat. Plus de 50% des utilisateurs reconnaissent être prêts à changer d’équipement alors que celui qu’ils possèdent marche encore. Et lors du séisme provoqué par l’arrivée de Free sur le mobile, la sortie d’anciens téléphones GSM des fonds de tiroirs où ils étaient en quasi sépulture leur a redonné vie. Cette spécificité de l’électronique est largement due à l’élimination de presque tout éléments mécaniques (poussoirs, contacteurs…), et à des fonctionnements dans des ambiances finalement assez inoffensives. Ce qui est très différent pour l’électroménager.

Un lave-linge, par exemple, avale à un rythme au moins hebdomadaire des litres d’eau où sommeille une dose de calcaire, fait tourner à petite et grand vitesse un tambour plus ou moins lourdement chargé, enchaîne des cycles d’échauffement de l’eau, se gargarise de détergents agressifs… Autant de phases plus ou moins similaires, très éprouvantes, également supportées dans tout lave-vaisselle, tout four classique ou MO, ou encore par des réfrigérateurs, luttant pour un maintien d’une ambiance conservatrices dans des lieux où la température douce et normale est à longueur de temps supplantée par des effets variables du chauffage ou des canicules. Dans de telles conditions, assorties de fréquences et de niveaux d’utilisation variables, la défaillance est de temps à autres inévitable.

Pour l’EGP, ce sont donc les évolutions technologiques liées aux usages qui conduisent non à des défaillances, mais à des nécessités de mises à niveau avec les fonctions devenant accessibles. En cette fin de seconde décennie du nouveau siècle, nombre de ces fonctions accessibles et des standards qui leurs servent de supports entraînent des envies de mise à niveau, que les utilisateurs vont percevoir de plus en plus comme des nécessités. Sans pour autant se sentir victimes d’une obsolescence. Personne ne regrette d’avoir accès aux fonctions actuelles des smartphones et ce sont bien les motivations, et non une quelconque obsolescence (encore moins une défaillance) qui vont attiser les courants de renouvellement qui s’annoncent, porteurs de croissances nouvelles pour l’industrie et pour la distribution.

Source DVSM

A voir

Le télétravail invite à repenser l ‘expérience collaborative au bureau

Enquête « L'impact de la crise sanitaire sur les environnements de travail » Plus de 3 000 salariés livrent leur expérience du télétravail...