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La télé face à un mur, les écrans électroniques ont bien du mal à se mettre au clou.

Depuis que les écrans sont devenus plats, le rêve des industriels d’en faire des tableaux se heurte à un intérêt peu prononcé des consommateurs. Et même à quelques détails gênants. Pourquoi insister ?

DVSM, 21 avril 2020. Une fois encore, un groupe industriel tente de faire « passer » le concept de l’écran qui s’orne de toiles de maîtres. Je n’ai pas la Joconde, mais j’ai la télé. L’idée est loin d’être nouvelle. Elle était déjà présente il y a près de 30 ans quand des firmes montraient dans des salons consacrés à l’électronique  les balbutiements des écrans non cathodiques. Le concept de l’écran plat s’accrochant au mur, comme un tableau, faisait fureur avant qu’il ne devienne réalité dans les linéaires. Et avec des définitions très élevées, l’argument de la qualité est imparable.

Mais pour ce qui est de l’accrocher, c’est manqué. D’abord parce qu’il reste ces fils ou câbles et que rares sont les individus peuvent dissimuler en ayant réussi à faire courir ces conducteurs de l’autre côté du mur, dans le séjour ou la salle de bains du voisin d’à côté. Ensuite parce que sous cette télé, d’autres membres de la famille audio vidéo, lecteur de DVD, box, récepteur satellite, barre de son, ont exigé une place, imposant le meuble TV. Enfin, parce que tout de même, ces écrans sont certes plats, mais pas aussi légers qu’imaginés et que le simple clou est trop frêle. On lui préférerait un solide scellement.

Pire, tout comme ce qui a, après une période de gloire éphémère pour le cadre photo, conduit ce dernier au chapitre des bonnes idées pas si bonnes, l’apparition d’un tableau, serait-il un Picasso, un Rembrandt ou un Degas, ou encore une photo sublime, une marine ou le portrait d’une marraine, ne correspond à aucune logique. En effet, le spectateur moyen passe environ 3 heures par jour devant son écran. Pas pour voir une toile de Rubens, mais des programmes, des films, des actus, des séries…. Et le reste du temps, il n’est pas devant son écran, pas non plus dans la pièce qui héberge ce joujou. À quoi bon le laisser sous tension pour y afficher quelque chose qui n’accroche le regard de personne ?

Et pourtant, Samsung s’y est recollé. Avec son initiative « The Frame », et à la clé environ 1200 œuvres qui peuvent prendre place sur l’écran, accessible via l’Art Store. Incontestablement, c’est une approche qui autorise des visions d’un indéniable attrait. Suffira-t-elle à vaincre les obstacles évoqués ? Dans certains lieux (halls d’hôtels, galeries…), donc pratiquement dans des applications quasi (ou franchement) institutionnelles, probablement. A grande échelle, c’est plus compliqué.

Source DVSM

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