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« LA » VÉRITÉ, seul le commerce de centre-ville peut sauver… le commerce de centre-ville…!

Ouvert ou pas, quand il le faut…? Certaines constatations récentes conduisent à des conclusions inévitablement cruelles, qui remettent en question bien des idées reçues. 

 DVSM, 15 décembre 2020. Il y a seulement deux jours, dimanche 13 décembre. Toute la « distrib » est encore sous les tenailles d’un confinement heureusement récemment desserré pour notamment celui que, soit par une ignorance crasse ou par un incommensurable dédain, des hauts responsables qualifiaient de non-essentiel. Dans cette ville moyenne de province, cœur d’une communauté de communes d’environ 60.000 habitants, et un peu comme partout en France, les consommateurs, nos clients, foncent vers les points de vente pour rattraper un peu du temps perdu au cours des semaines écoulées. Noël, c’est dans 11 jours…! Heureusement, dans la zone d’activité commerciale un peu excentrée, la plupart des enseignes sont ouvertes, à l’exception de l’hypermarché (qui usuellement joue la locomotive local) et quelques enseignes un peu « à part », dont un centre auto, deux magasins de bricolage (alors que des implantations de Castorama et de Leroy-Merlin sont ouvertes, à moins de 30 minutes par la route, franchisés, réveillez-vous…!). Bref, tout le monde s’active, les bras chargés sortent des magasins, les coffres se remplissent. Ça crache…! Bien tardivement, mais enfin mieux vaut tard que jamais. Pas un centime de CA ne sera superflu.

Hélas, et aussi incroyable que cela puisse paraître, dans la voie principale du centre de cette mini métropole, pas une seule boutique n’est ouverte…! Pour être juste, si, une seule, qui propose de la parfumerie. Et que les voisins de rideaux de fer ont lâchement abandonnée à son pauvre et lugubre sort. Repos…! C’est dimanche, ou quoi…?

Précision utile, l’auteur de ces lignes est « du bâtiment ». Comprenez qu’il a aussi partagé cette condition de commerçant, et qu’il n’était pas à se demander s’il fallait être prêt à accueillir des clients quand ceux-ci seraient disponibles, semaine ou week-end, journée ou nocturne. Renseignements pris aux meilleures sources, il apparaît que cette constatation provinciale n’est qu’un cas entre beaucoup d’autres, strictement identiques. On peut s’interroger sur l’absence de coordination entre des établissements qui, s’ils s’unissaient au moins le temps d’une petite communication, une « com » qui en frais partagés, ne serait pas insupportable, pourraient simplement prévenir leurs bassins de clientèles qu’ils seront ouverts « ce dimanche » si important, et, pourquoi pas, beaucoup d’autres…! (par voie de boîtes aux lettres et autres affichettes, et même via une presse locale qui ne refuserait pas l’info, à la guerre comme à la guerre).

Le rêve, voire le fantasme…! Pendant ce temps, la périphérie travaille, et l’autre fantasme, qui consiste à rêver de l’obliger par voie légale à une fermeture dominicale, tient bon. Que ce commerce de centre-ville qui s’estime délaissé, avant de demander l’aide d’autrui, commence par s’aider lui-même, huile de coude et initiatives pour armes essentielles et indispensables en bandoulière. Dans le commerce plus que partout ailleurs, le travail, c’est la santé.

Source DVSM

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