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La ville sans son commerce, vers une descente aux enfers déjà localement constatée.

Vidé de ses activités commerciales, tout centre-ville se meurt. Cependant, les conséquences sur le moyen terme sont encore pires que la seule désertion. C’est la spirale inéluctable…

DVSM, 4 mars 2022. La ville, c’est la vie…! Voire… Cela peut aussi devenir la mort (économique) ou pire. Dans l’enchaînement résultant de la décentralisation des lieux animés, dont il serait erroné de rendre le « grand commerce » (expression quasi insultante) seul responsable, le moins douloureux a été vécu, ou se subit actuellement. Il se manifeste par la nostalgie d’une ambiance perdue, et le mécontentement de certains chalands ne trouvant plus d’approvisionnement, chalands qui ont pourtant souvent dirigé joyeux leurs pas vers les périphéries et leurs enseignes. Ce sont bien les clients qui ont abandonné ce commerce intra urbain, et non l’inverse. S’installe donc doucement l’ambiance lugubre qui envahit des artères jadis vivantes et agréables.

Malheureusement, vient ensuite une inévitable tendance à la dégringolade, fort peu reluisante. Ne trouvant plus des commerçants en mesure d’occuper les boutiques, les propriétaires perdent les recettes de leurs loyers, une part de leur patrimoine, et donc des moyens élémentaires permettant l’entretien de ce qui s’appelle le « clos et le couvert » dans le langage des spécialistes de l’immobilier. Quant à la réfection des façades, des devantures… La « commercialité » des zones délaissées s’effondre, le prix du mètre carré aussi, de l’immobilier commercial ou résidentiel. Les CSP suivent le mauvais mouvement. Un coup de pouce à la désolation, qui dès lors tend à attirer des fréquentations moins riantes, dans une atmosphère allant du simple dégradé allant de la pauvreté au sordide, squatteurs au menu, sécurité défaillante. Certaines municipalité ont à certains moments tenté, à grands frais (parfois pour les contribuables) de réintroduire des activités diverses, comme des salles de sport ou autres  activités culturelles, associatives, etc.

Une cerise amère sur ce gâteau de la dérive s’est de surcroît ajoutée plus récemment à la tendance sous les effets de la métamorphose numérique. Laquelle a chassé de nombreux occupants transitoires, tels que banques, caisses d’épargne, assurances, et même boutiques de télécommunications, des occupants institutionnels qui, moins volubiles que les commerces de l’alimentaire ou du textile, ont durent quelques années sauvé d’un péril absolu ces quartiers délaissés. Tous ces services se traitent en ligne. Les agences bancaires, le bureaux de poste, « tout fout le camp », commente un quidam constatant, au cœur du Bourbonnais, que la pharmacie est désormais fermée le samedi après-midi. Ce processus inéluctable a peu de chance de se voir inversé. Quel que soit le remède imaginé pour tenter de motiver à une réintégration d’acteurs économiques (qui ne pourront pas investir dans des lieux à trop faible fréquentation) ce sens de l’histoire est un sens unique. Pendant que la dégringolade se poursuit, des équipes aveugles et têtues de petites, moyennes et grandes municipalités prolongent leurs stratégies catastrophiques d’exclusion des trafics, et donc de la vie économique. Le paradis devient l’enfer. Ainsi fut-il…

Source DVSM

 

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