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L’agilité, une nécessité pour rester compétitif – Parole d’entreprise

Il n’y a pas de doute, l’agilité est le nouveau mot à la mode. Google, Amazon, Facebook, etc., tous les géants du web se sont lancés dans cette mouvance qui permet de conserver une longueur d’avance sur ses concurrents. Néanmoins, cet effet de mode conduit aussi à constater que le mot « agile » est souvent mal compris et employé à tort et à travers. L’agilité est un ensemble de quatre valeurs et de douze principes.

Les quatre valeurs du développement agile sont :

– Les individus et leurs interactions, plus que les processus et les outils

– Des logiciels opérationnels, plus qu’une documentation exhaustive

– La collaboration avec les clients, plus que la négociation contractuelle

– L’adaptation au changement, plus que le suivi d’un plan.

La valeur du second élément de chaque principe est reconnue, mais celle du premier est privilégiée.

Comment devient-on agile ? Le potentiel de la méthode Scrum

Un certain nombre de méthodes d’organisation comme « Scrum », « Extreme Programming » ou « Crystal Clear » permettent aux entreprises de devenir agiles. Prenons l’exemple de « Scrum » (ou « mêlée » en anglais). Elle a été créée pour optimiser la collaboration et le travail en équipe en s’inspirant des meilleures équipes du monde dans tous les domaines.  On retrouve un certain nombre de points communs qui font qu’elles sont indétrônables et gardent toujours une longueur d’avance sur l’adversité. « Scrum » emprunte certains de ses termes au rugby, car l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande, les « All Blacks », fait partie de ces équipes fascinantes qui ont inspiré la méthode.

L’exemple des apports de Scrum dans le monde digital

Pour faire du scrum, il faut commencer par composer une équipe produit composée d’ingénieurs, de testeurs, d’experts métiers et de spécialistes de l’expérience utilisateur. Dans cette équipe, certaines personnes ont pris un rôle-clé comme le « product owner » qui se rapproche d’un entraîneur, car il met en place une stratégie, ou celui de « scrum master » qui est comme un capitaine pour l’équipe. Les développements du produit sont découpés dans des cycles de quelques semaines appelés « Sprint » avec chacun un objectif bien défini. Au début du cycle, il faut découper ces objectifs centrés sur les besoins des clients en petites tâches de développement puis relever le défi de toutes les rendre disponibles à la fin de la période.

On peut ensuite écrire l’ensemble de ces tâches sur des post-it, les coller et déplacer sur un tableau blanc afin de suivre leur avancement en direct. Évidemment, tout peut également être centralisé sur des outils numériques.

L’amélioration continue

À chaque fin de sprint, l’équipe produit se réunit pour une démonstration finale des nouvelles fonctionnalités du produit. Il est possible de profiter aussi de cette occasion pour faire de l’amélioration continue lors d’une rétrospective puis de prendre du temps afin d’analyser tout ce qui a bien fonctionné et ce qui n’a pas marché au sein de l’équipe pour prendre des actions concrètes et s’améliorer au sprint suivant.

Grâce à cette méthode et à l’amélioration continue, les entreprises disposent d’une meilleure capacité d’adaptation et peuvent mener à bien leurs projets. Les équipes s’améliorent alors continuellement pour livrer régulièrement des produits ou services répondant aux besoins de leurs clients et partenaires.

 Clément Lucas, développeur chez Letsignit

 

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