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L’après virus, vacances, commerce, restaurants, on fait tout « comme si », oui « mai » sauf que…

Je, tu, ils, tous bâtissent des stratégies pour la reprise des activités. Autant de projets qui se heurtent à un élément très incertain, l’hypothétique victoire sur le virus.

DVSM, 14 mai 2020. La suite de l’épidémie réveille les ardeurs. Les plans s’élaborent, un peu « plans sur la comète », à l’aide de masques, de gel, de panneaux transparents en métachrylate polymérisé (autrement dit, Plexiglass ou Altuglass, marques commerciales) et de grands principes sur les distances et les surfaces. Et en sollicitant l’aide des divinités compétentes. Car pour l’heure, si les scores de la contamination semblent perdre de leur vigueur, rien ne démontre que celle-ci n’est pas prête à reprendre du service sitôt les habitudes un tant soit peu relâchées. De plus, les plans évoqués sont pour la plupart appuyés sur des procédures extrêmement réductrices pour l’activité économique. Tous les acteurs qui commentent les dispositions du post-confinement soulignent un point qui domine tous les autres.

Si une relance de certaines activités est possible, ce n’est en aucun cas dans des conditions d’équilibre, et encore moins de profitabilité. Avec des frais supplémentaires découlant des mesures anti-contamination et un nombre de clients rigoureusement limité, le monde du commerce ne peut que le constater. Certes, grâce à cette phase, des consommateurs auront pu rendre visite à leur coiffeur, acheter quelques chaussures ou jeans soulageant des impératifs de remplacements devenus urgents. Mais plane au-dessus des têtes de la plupart des européens la menace d’un retour à la case départ.

Dans cette atmosphère faussement optimiste, les escarmouches politiques viennent ajouter leur piment très amer. Comme dans les ménages où l’on s’engueule à tout moment, prenant prétexte le bien supposé des enfants, certains de ces responsables (en la circonstance plutôt irresponsables) usent de mesurettes plus destinées à empoisonner la vie de leurs adversaires que celle du virus. Pour l’heure, les grandes unités de commerce sont, à l’image des grands magasins, fermés au moins jusqu’à la mi-juillet. Moment où l’on devrait commencer à savoir si l’épidémie n’est que saisonnière, comme le soutient un professeur marseillais largement soumis à l’hostilité de ses confrères. Ou si, comme d’autres le redoutent, les conditions contraignantes sont à envisager dès la rentrée, et bien au-delà.

Source DVSM

 

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