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Las Vegas, 2021, circulez, il n’y a rien à voir…! L’ombre du salon en masque les handicaps…

Avant même l’agression du virus, le CES avait à reconsidérer les plans pour un événement pris dans une double tourmente, celle des technologies et celle affectant tous les grands rendez-vous…

DVSM, 12 janvier 2021. Le CES qui se tient en ce moment en version « on line », aurait perdu les deux tiers de ses exposants. Mais il a laissé des traces dans les habitudes médiatiques. Bien des informations à son sujet sont placées ou racontées sous l’appellation « CES de Las Vegas ». Excessif. Car dans la capitale mondiale du jeu, les rues sont quasi vides, les grands hôtels parfois fréquentés par les courants d’air. Les plus immenses symboles s’effondrent. Comme le duo vedette du Mirage, les illusionnistes Siegfried et Roy. Ce dernier, Roy, est décédé cet été, du Covid dit-on, mais après avoir subi une terrible agression de la part de l’un de ces tigres blancs qui étaient au cœur du spectacle. Son compère Siegfried a révélé il n’y a que quelques heures être atteint d’un cancer du pancréas probablement sans espoir de guérison. Quant au CES, contraint de se dématérialiser pour cause de pandémie, sa situation n’est pas sans souci, alors que son avenir semblait déjà problématique, avant l’agression virale.

Créé en 1967, ce moment majeur pour l’EGP était en effet dans le droit fil de l’association professionnelle qui en est l’organisatrice. Cette Consumer Electronics Association avait récemment obéi à un impératif d’évolution de son intitulé. Devenue Consumer Technology Association, elle est depuis plus en phase avec une électronique grand public en contraction, et un plus vaste domaine, sans limite (« à la limite »…!), propre à accueillir des techniques beaucoup plus diversifiées, et des adhérents actifs de même adjectif. Problème. Si le salon devenait le CTS, il ne serait plus le CES… Et s’il reste CES, il se retrouve dans l’étau qui se resserre de cette EGP en contraction, et la tendance qui remet en question de nombreux grands salons, tous univers confondus, de par la planète.

Trop chers, trop mobilisateurs d’énergie, pas assez en phase avec les rythmes des industriels et des marchés, on ne compte plus ceux qui ont vacillé : Le Mondial de l’Automobile à Paris (qui était le salon le plus fréquenté au monde, toutes catégories), la Photokina, le Cebit, la liste est longue. Tandis que les conditions dans lesquelles la pandémie plonge l’économie internationale ne sont pas de nature à un retour aux bonnes vieilles initiatives avant plusieurs années.

Il y a pourtant des aspects à prendre en compte dans ce que ce CES met en lumière. Comme la firme hollandaise Philips, pour des axes très pros, qui profite de l’impact de l’expo, c’est le moment d’une mouvance planétaire qui pourrait retenir des attentions. Virtuellement, tout est beaucoup plus simple et bien moins lourd. Quitte à étoffer le mouvement d’ensemble de réunions professionnelles complémentaires localement adaptées. Reste le public. A ce stade, toutes les questions n’ont pas encore des réponses. Il n’en est pas moins vrai que l’agent pathogène qui bouleverse le monde pourrait bien avoir eu pour conséquence de précipiter des évolutions qui étaient inéluctables. Quant au CES, pourquoi ne pas lui accoler une connotation « fromage et dessert », en en faisant le Consumer Electronics and Technoloy Show. Juste là, pendant que c’est chaud… heu… show…?

Source DVSM

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