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Le conflit ukrainien attise un blues sévère des citoyens Européens…

Pas de miracle : les conséquences de la guerre qui a éclaté il y a un mois se ressemblent et se ressentent partout. Le moral est en berne.

DVSM, 30 mars 2022. Si le présent est sombre, c’est peut-être le futur qui inquiète le plus. En France, les statistiques à propos du moral des consommateurs montrent qu’en peu de temps, les indices ont viré au rouge. L’INSEE vient de résumer : « En mars 2022, la confiance des ménages baisse fortement. » L’organisme national en estime même le niveau comme étant le plus bas depuis un demi-siècle…! Comment pourrait-il en être autrement, alors que d’un épisode qui aurait pu n’être que ponctuel, le différend entre Russie et Ukraine s’enlise…? Et que, déjà, il a provoqué des dégâts économiques considérables, dont chacun comprend désormais qu’ils ne se corrigeront pas autrement que sur le long terme. Ne nous y trompons pas, le tableau est tout aussi préoccupant hors de nos frontières.

En Grande-Bretagne, ce sont 83% des sujets de sa Gracieuse Majesté dénoncent une trop forte augmentation du coût de la vie. Il y a un mois, fin février, ils n’étaient que (quand même) 6 sur 10 à faire cette constatation. Dans ces conditions, les britanniques réagissent. Plus de la moitié (51%) d’entre eux affirment renoncer à des achats de produits non essentiels, et sont résolus à faire des réductions dans leur utilisation d’énergies, dont principalement de chauffage. Ils veillent aussi à économiser leurs avoirs. Outre-Rhin, même ambiance. GfK, qui mesure régulièrement le sentiments des individus et des ménages, note une forte dégradation des indices de confiance. De -8,5% initialement prévu, l’analyste table sur -15% dès le mois d’avril. Les trois principaux piliers de la consommation de l’Europe occidentale, trois pays totalisant à eux seuls aux alentours de 215 millions d’habitants, sont pris dans le tourbillon négatif des coûts exorbitants des matières premières et de l’énergie, du réveil de l’inflation, et d’une chute spectaculaire des achats dans la distribution. Laquelle est attribuée en partie à certaines pénuries, mais essentiellement aux contraintes budgétaires des foyers.

Ces replis, qu’il est inévitable de relever également dans l’ensemble du monde occidental, sont propres à mettre en péril des pans importants de l’industrie et du secteur agroalimentaire. La situation géopolitique et ses incidences se propage à des cours de matières premières comme dans un cercle infernal. Pour les batteries, au cœur des transferts énergétiques, aux pénuries s’additionne un prix du lithium ayant selon certains observateurs augmenté de… 500%. Au plus profond de l’Hexagone, des témoignages montrent aussi des difficultés budgétaires supportées désormais par les collectivités locales, qui ne peuvent qu’entrainer des défaillances au niveau de l’emploi. Sur ce plan, la France reste considérablement plus handicapée que l’Allemagne ou la Grande Bretagne, avec un taux de chômage élevé qu’elle ne parvient pas à juguler depuis des décennies. Quelques décomptes ponctuels et enjoués, électoralement mis en lumière forcée, ne jouant que le rôle de ces hirondelles qui n’ont jamais fait le printemps. N’est-ce pas du fond des ténèbres qu’il est bon de croire en la lumière…?

Source DVSM

 

 

 

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