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Le groupe Média Markt/Saturn entre dans la tourmente….

Suppressions de postes, possibilité de disparition de la marque Saturn, le groupe d’outre-Rhin est confronté à la plus grave crise de son histoire.

 DVSM, 27 mars 2019 – Voilà une situation préoccupante qui, chez nos voisins allemands, semble être un peu « tendance ». Car depuis quelques temps, la belle mécanique économique qui brillait avec insolence au-delà des Vosges tend à voir de tous côtés s’assombrir son ciel. Comme si les mésaventures du diesel avaient eu des effets de contagion. Mais en réalité, c’est au tour de l’Allemagne d’entrer dans les turbulences de la double transition, avec le renversement démographique (plus de seniors, nombreux stades de saturation en équipements, moins de dynamique consommateurs…) et l’influence, certes surévaluée dans certains secteurs, mais bien réelle, de la migration de segments du commerce vers le on-line. Ce sans oublier des conséquences sur la consommation que tous les pays subissent, dont le renchérissement des énergies. Le monde occidental, Etats Unis inclus, subit des conséquences de ces évolutions, qui sur le terrain frappent toutes les fragilités non corrigées à temps, ainsi que les excès d’équipement commerciaux.

Pour le groupe d’Ingolstadt, après des épisodes transitoires (sortie du groupe Metro, lui aussi en délicatesse avec certaines de ses enseignes) et des changements dans les équipes dirigeantes, l’heure est désormais aux mesures de restructuration.  Au moins 700 postes (beaucoup au siège du groupe) devraient faire les frais des événements. Une rationalisation des circuits devrait aussi être conduite, et dans cette opération, l’ensemble des activités pourraient se recentrer sur la seule enseigne Media Markt. Quant à Saturn, dont le concept s’est de plus en plus rapproché de celui de son enseigne sœur (à moins que ce soit l’inverse), il n’aurait plus de réelle utilité, et du reste, certaines de ses implantations ont déjà été rayées de la carte.

Comportant de très grandes surfaces (le magasin de Hambourg ayant culminé avec 18.000 mètres carrés), les points de vente devraient aussi prochainement accueillir des fournisseurs et des opérateurs, gérant leurs propres cessions à la clientèle. Une nécessité de mieux appréhender les marchés, leurs tailles et leurs évolutions, s’est concrétisée récemment par un accord le groupe et GfK dans le but de construire des outils d’observations et d’analyse pour tous les pays où est implanté le distributeur. Bref, c’est un véritable changement d’époque. Il reste dans cette histoire au moins un point d’interrogation, que nous avions déjà évoqué. Le groupe est le premier actionnaire (non majoritaire) de FNAC-Darty. L’épisode actuel aura-t-il des répercussions sur ce point…? En toute hypothèse, désengagement comme renforcement, cela constitue un volet qui mérite d’être suivi.

Source DVSM

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