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Le pliage, une obsession tenace parmi d’autres, loin d’être toujours justifiées…

L’industrie a aussi ses dadas. Selon certains concepteurs, le succès des équipements pliables, c’est dans la poche ! Pas si sûr. Sans justification technique, l’échec ne fait pas un pli.

 DVSM, 8 avril 2020. La miniaturisation a ses limites, tant physiquement qu’en matière d’utilité. Ces dernières  sont atteintes dès que ce qui est imaginé devient trop petit pour qu’on puisse l’exploiter sereinement. D’où cette idée que le monde du numérique n’est pas seul à tenter de mettre en pratique : faire assez grand, puis plier pour réduire. Inutile de dresser l’interminable liste de ce qui, en tous domaines, s’est plié à ce principe de réduction d’encombrement, du parapluie au lit d’appoint, du pied photo au confortable siège pour pêcheur à la ligne, dont on dit que c’est un… pliant.

Ainsi, depuis que certains industriels sont passés virtuoses dans l’adaptation des écrans aux facettes pratiques de la vie courante, c’est l’antagonisme entre des supports d’images un peu grands pour les poches, et un peu petits pour les yeux qui, selon eux, est devenu préoccupant. « Fastoche, on va les plier ! » Sitôt dit, sitôt presque fait. Car les premiers joujoux de cette génération, pour cause de détérioration aux pliures, se sont transformés en une peu glorieuse « souple à la grimace ». Tout a été rangé pour un moment, pendant que les ingénieurs, désormais missionnaires, sont priés de venir à bout des plis rebelles. Les smartphones articulés devraient donc revenir, ce qui, selon un chroniqueur entendu quelque part, s’est traduit par un résumé en deux chapitres des progrès attendus dans le domaine des smartphones, les écrans pliants et la 5G.

Chacun perçoit le décalage en dimensions dans ce duo de conquêtes technologiques. Ce qui n’est pas sans susciter quelques interrogations à propos des développements dans le domaine des écrans. En télévision, si la taille et la définition extrême ont été logiquement bien accueillies, les écrans incurvés sont vite passés au stade d’une idée tordue qui n’a quasiment pas marché. Le téléviseur de 7 mètres de diagonale sera-t-il plus utile à cet univers TV ?  Lorsque Akio Morita, co-fondateur de Sony, dans les années 50, est parti conquérir le marché US avec ses récepteurs radio à transistors (une première), il s’est aperçu que ceux-ci n’entraient pas dans les poches américaines. Loin de chercher à plier ses récepteurs, il a fait confectionner des vestes dotées de poches bien proportionnées.

Dans les années 30, en photo, des soucis d’encombrement avaient aussi fait leur apparition. Avec des supports sensibles (plaques ou pellicules) plus grands, et la nécessité de constituer une chambre (camera…) mettant l’objectif à une distance imposée par rapport à ces surfaces, fut imaginé le soufflet. Inspiré de la liaison entre voitures* dans les trains de voyageurs ? A vérifier. Mais le pli fut pris, et largement exploité. Cette petite publicité nous le rappelle, tout en nous offrant un pittoresque pluriel dans un nom propre, nous autorisant peut-être à évoquer les Apples, les Samsungs, les Peugeots… Singulier, ce pluriel… Y.D

* Attention, si vous rencontrez un vrai spécialiste des chemins de fer, sachez qu’il n’y a pour les passagers que des « voitures », et jamais des « wagons » étant exclusivement réservés aux bestiaux et aux marchandises. Même pour la CIWL, (Compagnie Internationale des… Wagons-lits… ah…?) c’est bien la « voiture-lits » qui est sur les rails.

Source DVSM

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