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Le streaming payant, certes puissant, n’a pas encore fait le tour du monde.

En moins de deux décennies, l’écoute de la musique a été au bout de sa révolution. Mais celle en provenance des sources payantes est encore loin d’avoir conquis la planète.

DVSM, 5 avril 2022. Que l’accès à la musique dite enregistrée soit devenu essentiellement numérique est un fait acquis. Pas totalement, les support physiques faisant une sorte de résistance. Des consommateurs achètent encore un peu de CD, voire des CD en haute résolution (BluRay…), et contre toute attente, le disque analogique y prend sa part, nous jouant la participation des ces volcans que l’on croit éteints et se réveillent soudain. La transition est donc bien colossale, mais l’est finalement moins, comparée à l’apocalypse qu’ont cru vivre les professionnels de l’industrie phonographique dans un phénomène dans lequel ils ne voyaient que la facette de la piraterie. Ce monde affiche de nouveau un sourire radieux, proportionnellement à l’évolution nettement positive de ses recettes.

La musique dite « enregistrée » englobe tout ce qui n’est pas écouté en vrai, en chair, voix et instruments, dans des concerts, récitals, festivals… L’évolution sur une vingtaine d’années (compilée sur ce graphique par l’IFPI) est sans équivoque. Le « physique » est dans ce visuel la part des supports (CD et vinyle) dont on voit qu’il redresse bel et bien la tête. La fraction ultra dominante est cependant celle du streaming, amorcée (vous auriez dit « bizarre »…?) en étroite corrélation avec l’émergence du smartphone (lancé par Apple en 2007). Toutefois, dans ce flux continu, la part des recettes pour abonnements à des services payants reste modérée, bien qu’étant en croissance de +24,3% en 2021. Car sur une population mondiale qui frise les 8 milliards d’individus, on ne dénombrait au dernier pointage que 523 millions d’abonnés. Ceci ne signifiant nullement que les autres écoutes en flux continus soient des pratiques de piratage.

De nombreuses sources (comme YouTube, par exemple) permettent d’accéder à des quantités de contenus avec un financement en majeure partie publicitaire. Las artistes et ayants droits sont rémunérés. Et il est probable que le mode « sans payer » pour les consommateurs se prolongera dans le temps. Même si les plateformes présentent souvent l’avantage d’être d’un coût inférieur à ce qu’était jadis le budget « disques » d’un utilisateur moyennement assidu. Encore faudrait-il que ces plateformes le disent, plutôt que de se concentrer dans des offres répétitives en mode tiroir à double fond. Le « pas cher d’abord » puis coût normal reste une formule plus inquiétante que rassurante, sans même évoquer l’engagement. Alors qu’en panne de tirelire, tout quidam pouvait tout simplement… ne pas acheter de disque en attendant des jours meilleurs.

Source DVSM

 

 

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