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Le terrain, l’Allemagne achète la France…! Un peu excessif, mais quand même…

La stratégie de désendettement du Groupe Casino vient de faire passer sous pavillon d’outre-Rhin 550 entités implantées sur notre sol.

DVSM, 2 décembre 2020. La cession prévue depuis quelques mois du maillon de l’entreprise stéphanoise est chose faite. Son annonce vient clore un processus de négociation entre le groupe Casino et ALDI SARL. Pour 717 millions d’euros (incluant jusqu’à 35 millions d’euros de complément de prix), la reprise fait suite à la signature d’une promesse unilatérale d’achat du 20 mars 2020, à la consultation des instances représentatives du personnel de Leader Price et à l’obtention de l’autorisation de l’Autorité de la concurrence le 17 novembre dernier. Cette opération, qui concerne les 545 magasins Leader Price, 2 supermarchés Casino et 3 entrepôts. Elle sera réalisée progressivement d’ici la fin 2021. A noter que les 862 magasins actuels sont pilotés par 13 sociétés régionales qui emploient plus de 10.000 personnes, 90 % ayant un contrat de travail à durée indéterminée. Les points de vente de l’enseigne font partie du groupe Aldi-Nord, une seconde partie, logiquement baptisée Aldi-Sud, regroupant des implantations situées dans des zones géographiques plus basses en latitude.

Comment éviter de songer à l’autre puissant spécialiste des prix bas de même origine, Lidl, capable de soutenir ce sentiment d’une forte implantation des enseignes d’outre-Rhin sur notre sol…? On ne prête qu’aux riches, dit une maxime connue. Il reste que même à eux deux, ces spécialistes du « low-cost » alimentaire n’ont pas un poids économique aussi important que leur impact semble le laisser supposer. De surcroît, Lidl défend avec énergie une image allant bien au-delà de l’alimentaire, et ses implantations au nouveau concept donnent un coup de vieux à quelques concurrents aussi célèbres que puissants. Les deux frères concurrents franchissent aussi une barrière moins banale, celle du centre-ville. Là aussi, les commentateurs oublient volontiers les formats développés par exemple par Carrefour, ou les ex-A2pas de Auchan. Mais au-delà de ces sensations, il reste probablement ce que l’on appellerait volontiers un sang nouveau. Ça change… C’est déjà beaucoup… Les clients veulent du neuf.

Source DVSM

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