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LeEco bat sérieusement de l’aile

LeEco le Netflix chinois est présenté comme l’une des grandes réussites de la technologie chinoise. Pourtant son fondateur, le jeune et sympathique Yueting Jia a reconnu dans un courrier à ses employés que LeEco traversait une crise de croissance telle qu’il allait devoir investir lourdement, et réduire son propre salaire à 15 cents. Pas d’angoisse inutile : l’homme est devenu l’un des plus riches de Chine. Le problème réside dans la multiplicité des projets engagés par LeEco : smartphones, téléviseurs, voiture électrique et surtout voiture sans chauffeur. Yueting Jia dément avoir remisé ce dernier projet aux poubelles de l’Histoire. Au contraire. LeEco affirme que cet axe de développement est tout simplement stratégique. Dans son courrier, Yueting Jia a fermement démenti que LeEco soit endetté auprès de ses fournisseurs. Il a aussi démenti l’imminence d’un plan social aux Etats-Unis où l’entreprise emploie 600 personnes.

Les mauvaises langues soulignent pourtant que l’implantation récente du constructeur en Amérique du Nord ne ressemble pas du tout à chemin de roses.  Il n’est pas du certain que les méthodes employées avec un immense succès par LeEco en Asie soient duplicables aux Etats-Unis. LeEco refuse ainsi de donner la moindre indication sur les volumes de vente de son dernier smartphone lancé il y a deux semaines outre-Atlantique avec une profusion de moyens. D’ailleurs en conclusion de son courrier, Yueting Jia reconnait tout bonnement « que 2016 est l’année la plus difficile dans l’histoire de LeEco. » La faute à qui ? Aux rumeurs bien entendu : « Elles nous ont fait plonger dans des abymes de problèmes et ont entrainé nos actions à leur plus bas niveau. » A suivre …

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Yueting Jia

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