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L’ère numérique a propulsé en masse les chaînes d’infos

Le territoire français est celui qui permet d’accéder au plus grand nombre de ces chaînes exclusivement traitant d’actualité.

DVSM, octobre 2018. Il y a en Europe plus de 140 chaînes d’information actives. C’est ce que compile l’Observatoire Européen de l’Audiovisuel dans l’une de ses communications les plus récentes. La cohabitation entre tous les moyens de captation, de la TNT au satellite, en passant par l’IP et, spécificité hexagonale, la Box d’opérateur, permet à notre territoire d’être en pole position en terme de nombre de chaînes accessibles. Ce qui ne signifie pas pour autant que la France dispose de plus de chaînes d’information qui lui sont propres que d’autres pays. Toutefois, le choix y est large, et, en marge de ce que nous apprend l’OEA, cette pluralité n’est selon nous pas sans accélérer une compétition qui peut, assez souvent désormais, entrer dans des manie agaçantes.

Cherchant à glaner la meilleure audience possible, elles se sont lancées depuis quelques temps dans la diffusion de sujets longs, des enquêtes qui émoussent l’intérêt que peut apporter une boucle à la fois rapide et la plus exhaustive possible de l’actualité. En outre, les « journaux »  ne traitent, selon nos constatations, qu’un nombre assez limité de sujets, 6 ou 8 au maximum sur une édition, soit une goutte d’eau dans l’océan des petits et grands événements dont notre monde est le théâtre permanent. Qui plus est, les principales chaînes n’hésitent pas à zapper toute l’actualité pour ne se concentrer que sur un seul fait, si celui-ci est estimé majeur… et attractif. Un viaduc qui s’effondre, un chanteur très âgé qui disparaît, un responsable politique qui perd un peu ses nerfs prennent alors une place dominante (quand ils ne deviennent pas sujet unique), ce qui se transforme en pied de nez à l’élaboration de l’information.

Il reste heureusement à l’utilisateur le choix d’une longue promenade. Entre satellite et ADSL, de très nombreux autres canaux, européens mais aussi transcontinentaux et même asiatiques peuvent être captés, ce qui n’est encore qu’une formule modeste comparé à ce que permet un ordinateur ou une bonne tablette. L’univers de l’info ne résistera probablement pas éternellement à des redistributions de cartes.

Source DVSM

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