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Les Echos s’offre une mille-et unième évocation de l’univers Mulliez…

DVSM, 10 mai 2021. Ne jetons pas la pierre à des confrères qui, même si la redondance du sujet traité saute aux yeux des professionnels, reviennent sur un sujet qui semble idéal dans ces moments où l’info vive et brutale se fait rare. Un peu sur le ton du journalisme d’investigation, croustillant, le quotidien économique sert néanmoins un excellent résumé bien bâti de ce qu’est cette « galaxie Mulliez », un ensemble d’enseignes dans le sillage d’Auchan, qui a multiplié au fil des années les initiatives pour que son architecture ne tombe pas dans la banale -mais parfois restrictive et pénalisante- définition d’un groupe consolidé. Dans l’itinéraire de cet ensemble né de l’initiative de son créateur, il y a plus d’un large demi-siècle, les enseignes gérées par les membres de l’association familiale ont inévitablement connu les mêmes évolutions conjoncturelles et de marchés que tous les concurrents.

On y trouve donc des initiatives en tous genres, restructurations, créations, fusions, échecs, plans sociaux… Avec peut-être un atout que les autres géants du commerce peuvent parfois jalouser. La formule défendue ici permet en effet d’éviter autant que possible les risques de prises de contrôle par des « investisseurs » ou « prédateurs ». Il reste que ce bon dossier, sérieusement charpenté, n’apprendra pas grand chose aux acteurs de la concurrence ou du commerce en général, alors que le public découvrira peut-être que Décathlon et Boulanger font partie de la même famille, et que peut-être, il s’en fichent un peu.

Pour une prochaine fois, peut-être que le même quotidien pourrait bâtir un dossier sur le « cas Leclerc », une autre spécificité du commerce en France qui, précisons-le d’emblée, n’a absolument rien de scandaleux ni dans ses structures, ni dans son fonctionnement, mais réussit à faire apparaître avec une grande régularité sur les écrans TV (et à la radio) un patron fort médiatique, défendant (belle publicité…!) une enseigne dont les magasins ne sont pas les siens, mais ceux des « adhérents », à la différence des centrales d’achats, en pointe dans les très fameuses négociations avec les fournisseurs (essentiellement en agroalimentaire). Il n’y a rien à dénoncer, mais un concept à décrire, qui pourrait servir à la démystification et aux sempiternelles et agaçantes critiques acerbes à l’endroit d’une « grande distribution », expression presque devenue « gros mot » dans les convictions faciles de chroniqueurs qui ne connaissent rien au commerce.

Source DVSM

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