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Les entreprises jouent-elles le jeu des embauches…?

EDITO.

Voilà une accusation trop souvent entendue, dont les auteurs ne peuvent avoir que de très modestes notions de management. Les « patrons », (voyous pourris, comme chacun le sait) ont pourtant un devoir encore plus prioritaire que celui de créer des postes pour « jouer le jeu », quel jeu…?

– Septembre 2018. D’abord, il n’est pas question de jeu, mais de lourdes responsabilités. Qu’il ait en charge la plus modeste des TPME ou un groupe de taille majeure, tout dirigeant a d’abord et avant tout l’obligation de maintenir l’entreprise qu’il pilote dans une situation économique lui assurant la pérennité, et si possible le développement. Ce qui lui impose, par lucidité et juridiquement, de ne surtout pas créer d’emploi sous le seul prétexte qu’en hauts lieux, auraient été créés un pacte, une loi, des mesures d’incitation ou autres gestes au regard desquels certains attendent de supposés « renvois d’ascenseur ». Ce n’est que la progression de l’activité qui peut justifier l’accueil de nouveaux effectifs. S’il y a plus de travail à accomplir, il peut y avoir lieu d’en élargir les rangs. Sinon, surtout pas, la faute de gestion menace…!

Cette réalité n’est donc pas seulement une attitude de sagesse intuitive. C’est en effet un impératif qui, s’il n’est pas respecté, peut conduire un responsable à se voir légalement et juridiquement sanctionné, y compris sur ses biens personnels, pour mauvaise gestion. Aller sur la voie des sureffectifs ne se limite d’ailleurs pas à un pari dangereux pour l’entreprise qui s’y engage. Si celle-ci vient à défaillir, non seulement elle peut disparaître, mais de plus entraîner des dégâts chez ses partenaires économiques, fournisseurs (non réglés), banques, investisseurs, organismes sociaux, etc. Créer des emplois non absolument indispensables est un acte de très haute responsabilité, puisqu’il fait courir des risques matériels et sociaux collectifs à des niveaux trop fréquemment (ou volontairement…?) insoupçonnés.

Certes, l’Etat ne montre guère l’exemple dans ce sens. Peu respectueux de ces règles, n’hésitant pas à s’endetter pour s’octroyer les services de collaborateurs de plus en plus nombreux (sauf, paradoxalement, là où ce serait tout à fait indispensable), il se contente de répercuter les conséquences par la voie de l’impôt. Dans ce sens, de nombreux responsables et ex-responsables de notre bel Hexagone, s’ils étaient « patrons » de droit commun, se retrouveraient probablement sanctionnés par des jugements de faillites, lesquels se complètent fréquemment par des interdictions de gérer, temporaires ou définitif, selon la gravité. Mais bon, de l’Etat aux paroles généreuses de ceux qui jouent volontiers les autruches, qui risque quoi…?

L’édito, par Yves Dupré
Source DVSM

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