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Leurres dans l’heure, des ambiguïtés typiques de l’UE arrivent….

Bruxelles vient de se prononcer pour un abandon de l’alternance entre heures d’été et d’hiver. L’électronique et le monde connecté devront franchir cette étape, prévue pour 2021…

 DVSM, 26 mars 2019. L’heure du changement approche pour le changement d’heure. Non sans conséquences (pas mortelles) pour l’électronique et l’IT, puisque cette modification va inévitablement se traduire par des nécessités inédites de paramétrages des équipements et de nombreux softs ou applications. Une première, puisque l’instauration de l’heure d’été est antérieure à la naissance de la quasi-totalité des équipements de l’électronique moderne et bien sûr de l’univers micro-IT.

Ainsi, en 1976, (il y a seulement 43 ans) le magnétoscope n’était qu’embryonnaire. Pas de baladeur, pas de microinformatique, pas de caméscope, pas de CD, pas de DVD, pas de téléphone portable et encore moins de smartphone, pas de GPS. Les techniques numériques sont connues, mais relèvent encore de la théorie et du labo. Toutefois, à cette époque, la TV, dont le taux de possession commence à être élevé, passe doucement à la couleur. La hi-fi est un marché ronflant (quelques amplis de même), cherchant à s’enrichir d’une quadriphonie qui ne fera qu’une éphémère tentative d’installation sur le marché. La radio FM (3 stations pour l’Hexagone) se propage à petite vitesse, au salon comme dans l’habitacle des automobiles. Côté commerce, les hypermarchés et les grands centres commerciaux gagnent du terrain, mais les « spécialistes », que l’on qualifie plutôt de « trades » (pour traditionnels) restent les plus nombreux.

L’ensemble des opérations à accomplir pour un retour à une heure unique sera malgré tout d’ampleur avec de nombreuses manœuvres auxquelles vont être soumis d’innombrables services, dans les transports par exemple (avec répercussions bien au-delà des frontières du Vieux Continent). Si la simplification semble dominer, de nombreuses activités sont contraintes (comme avant 1976) d’adapter les rythmes en harmonie avec la vie au cours des différentes saisons. Sans changement d’heure ne signifie donc pas sans aucun changement. Et dans certaines de ces activités, qui n’existaient pas dans « l’ancien temps », les responsables vont aborder pour la première fois les saisonnalités sans ce changement des pendules qui battait le mesure.

Cet abandon du changement provoque de surcroît la manifestation de préférences diverses, dans un continent qui, lui aussi, s’est politiquement, économiquement et juridiquement métamorphosé. Entre Strasbourg et Brest, on observe une heure environ de décalage tant pour le lever que le coucher du soleil. C’est naturellement encore plus entre Berlin et la métropole bretonne. D’autres différences, additionnelles, résultent aussi de la latitude. Entre la Norvège et l’Espagne, rien de semblable. On comprend que des envies d’adaptations soient exprimées. « On » peut-être, mais tout le monde sûrement pas…!  La preuve. Le Figaro cite Marita Ulvskog, eurodéputée suédoise et rapporteur du texte que la Commission a publié, donnant l’aval à cet abandon. « On ne peut pas se permettre d’avoir un patchwork d’heures différentes dans l’Union européenne, soutient-elle, en conséquence nous attendons des États membres qu’ils coordonnent leurs décisions« , ajoute cette politicienne dans une logique toute théorique. Et pourquoi pas…? Comment d’emblée écarter des heures qui seraient adaptées aux spécificités locales, comme cela existe notamment aux USA…? Les téléspectateurs d’Helsinki vont-ils devoir se faire à l’idée de regarder leur journal télévisé au même moment que les résidents de Noirmoutier, sans jamais tenir compte de ce que fait l’astre suprême…?

Source DVSM

 

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