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L’Habitat du Futur sera intelligent ou pas

Après un séminaire centré sur ce sujet, l’IDATE  livre ses conclusions.

Premier point,  le marché de la maison connectée ‘’n’a pas décollé faute de services attractifs, qui ne peuvent être rendus qu’en combinant différents équipements.’’ Selon les participants, les freins à lever sont autant d’ordre économique que d’ordre technologique.

–          L’intelligence artificielle est nécessaire pour accélérer le développement du marché

Pour l’instant, les fonctionnalités restent limitées et l’attractivité de la maison connectée en pâtit. C’est l’IA qui facilitera le développement de scénarios complexes centrés sur l’usager en permettant des configurations automatisées. L’IA pourrait même permettre le développement de nouvelles approches du service.

–          Le bâtiment intelligent a le vent en poupe. L’IA se met assez rapidement en place autour notamment de la gestion de la consommation énergétique (éclairage, chauffage, climatisation, ventilation). D’abord pour réaliser des gains économiques, sous le contrôle du gestionnaire du bâtiment qui pilote les usages, mais ensuite pour assurer le respect de règles comme le contrôle d’accès et offrir davantage de confort.

–          L’IA repose sur le succès des assistants vocaux qui assurent une nouvelle interface utilisateur plus adaptée aux usages complexes que les applications.

Toutefois, l’IDATE affirme que l’Intelligence Artificielles ne suffira pas à elle seule pour garantir le succès de la maison connectée auprès du grand public. Le développement du secteur suppose aussi la diffusion à grande échelle de capteurs et d’objets connectés aux usages encore restreints à la sécurité et (un peu) à la gestion d’énergie. L’IDATE souligne d’ailleurs le parallèle entre l’habitat particulier et la ville intelligente (ou smart city) prise dans son ensemble, avec de nombreux services non marchands qui ne représentent alors que des coûts à supporter. ‘’

Face à ces difficultés sur les marchés B2C (et B2G), affirme le rapport, les fournisseurs de solution domotique se tournent vers des approches s’appuyant sur des prescripteurs et intermédiaires, notamment autour des promoteurs ou des assureurs de santé, ce qui résout la question de l’équipement en amont et la problématique du canal de vente.’’

 

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