Accueil / Actualité / LIDL, le concept du low-cost, ça peut finir par coûter fort cher…!

LIDL, le concept du low-cost, ça peut finir par coûter fort cher…!

Contagion belge…? Des points de vente du spécialiste du hard-discount en France au point de rupture…

DVSM, mai 2018 – Au cours des récentes semaines, les magasins belges de Lidl ont traversé un conflit sévère, avec grèves, fermetures, et au sortir de cette crise, des concessions accordées aux collaborateurs de l’enseigne. C’est peut-être un scénario similaire qui se dessine soudain en Bretagne, dans cette enseigne qui semble n’exister que par le prix, au… prix de conditions de travail pénibles et stressantes pour les équipes, au-delà du raisonnable, peut-être même de l’acceptable. En effet, l’éternel discours sur la pression faite aux fournisseurs grâce à des volumes d’achats exceptionnels sont autant d’actualité que la Chanson de Roland. Les entités capables d’acquérir auprès des fournisseurs des quantités géantes de produits ne manquent pas.

Des rapprochements encore récents entre groupes de distributions (et centrales) le rappellent. Il ne reste donc que les « frais fixes » pour faire la différence. Ce que la clientèle supporte plus ou moins. Selon nos constatations, cela va de cet établissement où il fait glacial (le printemps 2018 a ses coups de chaud et ses moments « frigo »), sans doute parce que le chauffage, ce n’est pas donné, aux attentes aux caisses que même les moins performants n’osent imposer aux chalands. Et bien sûr, le rapport rémunération/ tâches à accomplir s’en ressent. Ce mode de fonctionnement a ses limites, mais ce n’est pas tout.

Des répercussions catastrophiques sur tout le tissu de distribution sont inévitables. Et la preuve en est mise au grand jour à nouveau dans les récentes turbulences qu’a subi la Belgique. Des établissements concurrents de la région liégeoise sont en passe de jeter l’éponge. C’est par exemple le cas d’un franchisé Carrefour Market. Plus ou moins attribué à tort à la restructuration engagée du Groupe Carrefour, cet épisode est en fait le résultat d’une prise en étau de l’établissement, dont les responsables ont expliqué dans les médias locaux qu’ils ont un volume d’affaire logiquement inférieur à celui d’un hypermarché, et un périmètre d’activité leur laissant moins de latitude pour atteindre l’équilibre. D’autant que par ailleurs, la pression de la concurrence du hard discount, Lidl en tête, leur ôte toute possibilité de répliquer par le bas.

Au bout du compte, il serait plus juste de dire « les comptes », vendre moins cher, et moins cher que moins cher, ça rapporte moins… Qui l’eut cru…? Et même plus assez pour faire vivre qui que ce soit. Plus on s’approche du gratuit, plus le marché est vaste, mais moins il a de chances de survie.

Source DVSM

A voir

Quand des drones volent plus bas que les pâquerettes…

Il y a drone et drone. Problème de vocabulaire...