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Lieu de travail, une notion bouleversée bien avant l’irruption du coronavirus…!

Télétravail, télétravail… Un peu comme un remède facile pour endiguer la contagion, on ne cesse d’entendre évoquer cette formule qui, au-delà des vœux pieux de responsables trop théoriciens, s’est invitée comme un intrus dans une transformation plus vaste et plus radicale.

 DVSM, 27 avril 2021. Que les ministres de la santé et les hauts responsables de l’administration sanitaire se rassurent. Ils ne sont pas pour grand chose dans l’immense période évolutive dans laquelle le travail s’est engagée depuis plusieurs années, largement sous l’effet de la génération numérique communicante, tant grâce aux outils qu’à des changements profonds dans les stratégies d’organisation. D’emblée, rappelons que travailler « à distance » n’est pas possible, et ne le sera jamais pour une très grande quantité de métiers. En revanche, l’émergence des « jeunes pousses » (dites « startups » pour les handicapés du vocabulaire de chez nous) a fait surgir des concepts inédits, comme ces espaces de « coworking » où la notion de lieu de travail (y compris dans ses attendus administratifs, sociaux, fiscaux…) bouscule toutes les idées reçues.

Les soucis d’économies d’échelles ont aussi joué un rôle majeur. Les centres d’appels que peuvent exploiter des entreprises privées ou publiques ont aussi modifié les habitudes. S’ils s’inscrivent dans le domaine des services, leurs localisations éventuellement étrangères redistribuent bien des cartes. Dans la distribution, l’apparition du commerce en ligne a pour sa part créé des paramètres concurrentiels jamais vus quand seul, le commerce physique était possible (mais la VPC avait depuis presque la nuit des temps déjà bien amorcé ce changement).

Dans tous ces concepts, le travail en lieux déportés est devenu une constante, dans laquelle le télétravail est un élément lui aussi majeur. Qui n’est de surcroît pas à l’abri de nouvelles innovations. Par exemple, il faut s’attendre à voir se multiplier des lieux de télétravail hors résidences des télétravailleurs, locaux équipés, éventuellement doublés de structures d’accueil et de prise en charge des enfants, accessibles pour des durées variables et des utilisateurs permanents ou occasionnels, gérés pas des collectivités locales, ou des associations. Petit casse tête pour l’application des taxes professionnelles et locales…! Dans un dossier par lequel l’enseigne spécialisée Top Office (univers Mulliez) décrit ses adaptations récentes au travail sous influence de l’épidémie, figure un indicateur révélateur. « Depuis plusieurs années, on observe une tendance de fond ayant connu une forte impulsion ces derniers mois : le nomadisme des actifs. En 2019, l’observatoire d’Actineo sur les habitudes de travail des Français dévoilait que 53% de ces derniers travaillaient déjà hors des locaux de leur entreprise au moins de temps en temps. » explique le distributeur bureautique.

Dans ces conditions, se profile une autre étape dont il est difficile de prévoir toutes les facettes. Quand le virus aura enfin consenti à se faire oublier, certaines dispositions adoptées durant la crise seront conservées, d’autres non. Il y a un an, nous évoquions la remise en cause de la nécessité de bâtiments abritant des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux dans de nombreuses agglomérations. Une révolution pour les promoteurs de l’immobilier d’entreprise, et pour bon nombre d’autres professionnels et leurs filières, dont ceux du bâtiment, ou encore les transports en commun. En imaginant 30 à 40% de personnes en moins se déplaçant chaque matin et chaque soir dans le région parisienne, le métro du « Grand Paris » est-il encore un projet équilibré…?

Source DVSM

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