Accueil / Actualité / Lignes de produits: « bon son », mais c’est bien sûr, pourquoi cet oubli quasi volontaire…?

Lignes de produits: « bon son », mais c’est bien sûr, pourquoi cet oubli quasi volontaire…?

N’ayons pas peur des formules : le très faible travail sur le son de qualité est une erreur coûteuse, aujourd’hui plus que par le passé.

DVSM, 15 février 2021. Les affaires sont-elles devenues difficiles pour l’EGP, devenue « numérique »…? A qui la faute…? Dans l’univers des équipements destinés aux loisirs, nombreux sont devenus multitâches, bons à tout, bons si l’on veut, et certainement pas bons pour la vie des rayons. Un smartphone qui fait des photos, permet d’écouter de la musique, de regarder la télévision ou des contenus vidéo, joue les GPS et les détecteurs de dangers routiers, permet d’envoyer des petites notes ou de long courriers, compte les pas parcourus, l’indice de masse graisseuse et va bientôt épier les battements suspects dans le rythme cardiaque de son utilisateur, et qui, cerise sur ce gâteau empoisonné, souvent échappe à la distribution pour servir d’appât tarifaire à un opérateur téléphonique, est-il réellement un produit aussi constructif qu’on le prétend pour les secteurs EPCS ou assimilés…? Sous le simple prétexte qu’il s’en diffuse beaucoup…?

Côté son, il y avait et il subsiste deux atouts stupidement oubliés. Le premier est la simplicité, dans l’idée que peut se faire tout chaland de l’objectif recherché. Ecouter de la musique. Ce qui peut se pratiquer religieusement figé sur un siège, à condition que personne de parle ni ne tousse à proximité. Mais aussi en ambiance, dans un repas, dans un moment de lecture (du dernier Goncourt ou de l’Almanach Vermot), même dans une pièce où l’on travaille, voire télétravaille. Second atout, pas (trop) compliqué à vendre, même si cela reste une vente (donc résultant d’un métier et du savoir-faire qui l’accompagne) : il faut et il suffit de bâtir une écoute diaboliquement bonne, qui génère un plaisir physiologique réel chez l’auditeur. Ceci passe inévitablement, et initialement, par la présence du produit dans un rayon (ou mieux, un espace dédié, mais accessible). « Aujourd’hui, ce qui marche, ce sont les enceintes connectées » peut-on entendre dans certains commentaires. « Ce qui marche se limite à ce que l’on présente » faut-il rétorquer. Or, dans la distribution, la galaxie des produits quasi disparus (et avec eux CA et marges), dont les magnétoscopes, les caméscopes, les lecteurs de CD, de DVD etc., ainsi que tous les supports vierges audio et vidéo, a laissé une place énorme remplie par d’ersatz de produits vendeurs.

A qui la faute…? Aux industriels…? A la distribution…? Les deux. Certes il existe des fabricants qui poursuivent leur tâche. Oserions-nous dire « un peu dans l’ombre »…? Il existe aussi des spécialistes, eux-aussi dans une certaine ombre, et de rares enseignes plus grandes qui restent sur le sujet (Boulanger montre l’exemple). Mais le tout n’est ni assez présent pour que le public soupçonne seulement l’existence des équipements de reproduction sonore, ni qu’il le considère comme assez populaire et sérieux à la fois pour lui être destiné. Dommage, car dans ce domaine, les équipements peuvent rester constructifs et profitables. Sans caresser le fantasme visant à doter 100% de la population de systèmes complets assez élaborés pour une bonne écoute, il existe sans le moindre doute un pourcentage non négligeable de consommateurs susceptibles d’entrer dans un processus d’achat. Lesquels ne sont même pas « adressés » ou, plus familièrement dit, visés par des offres pures et simples. Vaste programme pour le couple industrie + distribution.

Source DVSM

A voir

Envahisseurs: honte aux accessoires qui se moquant pas mal des utilisateurs.

POUSSE-TOI DE LA...! Ils sont électriques, électroniques, numériques, high-tech ....