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L’image de l’entreprise en quête de restauration….

Pour l’entreprise, au sens large, qui récolte de samedi en samedi une bien triste réputation, et ses dirigeants avec, surtout si elle est profitable, les temps sont durs. Pire encore si elle est entreprise de distribution, statut suffisant pour en mériter une couche de plus…

 DVSM, 29 avril 2019. Et voilà…! La longue perturbation sociale qui dure depuis l’automne vient de se voir marquée par une ponctuation (présidentielle) se voulant finale. Une fin qui pourrait ne pas en être une aussi claire et nette que nombre de nos semblables le souhaiteraient. Mais après tout, 5, 10, 15 samedis jaunis à l’idée socio-revendicatrice n’apporteraient sans doute pas davantage ni de bon ni de moins bon. Ce d’autant plus que, comme dans les rayons d’un grand magasin parisien disparu, il faut reconnaître que l’on trouve tout dans le catalogue des revendications, tout et même souvent son contraire. Que restera-t-il de ce mouvement…? Peut-être, hélas, une coloration particulièrement désastreuse à l’égard de « l’entreprise », au sens le plus large du terme. Un choc des mots destructeur…?

En effet, de l’écoute d’une part importante des slogans et avis diffusés en boucle sur tout ce qui s’entend et se regarde depuis des mois, il ressort une teneur lancinante dont il serait possible de déduire qu’après les Prussiens et les concitoyens de Shakespeare, notre ennemi serait désormais devenu ce monstre abstrait qu’est l’entreprise. N’a-t-on en effet cessé d’entendre dénoncer les supposés « cadeaux » aux entreprises, comprenez, celles qui déjà exploitent honteusement la population des travailleurs et dont les dirigeants pourraient bien n’être trop souvent que des chenapans complices d’un pouvoir présent que pour les servir…? Aussi sans cesse serinée cette rengaine à propos de ce qui est versé aux actionnaires, dont les protestataires oublient -ou ignorent- qu’ils sont eux-mêmes de ces profiteurs du capital qu’ils dénoncent (à travers leurs comptes d’épargne, assurances vie etc.) Et encore bien des bizarreries tout sauf gentilles. Bien triste, pour des grandes, des moyennes et des petites structures qui permettent à nos semblables de vivre, certes pas assez bien par rapport à un idéal rêvé, mais tout de même mieux que s’il n’y avait rien. Il ne faut pas oublier que notre bel Hexagone, qui sans doute pourrait mieux faire, se range quand même parmi les pays de la planète où l’on vit le mieux… ou le moins mal, pour les perfectionnistes.

Les choses sont encore davantage gâtées quand les protestataires du samedi s’aventurent dans l’évocation du commerce. Peut-être est-ce d’ailleurs la raison pour laquelle certains, de jaune vêtus, ont assez hypocritement laissé agir en bloc des habillés en noir*, détruisant avec une énergie généreuse tout ce qui est vitrine ou rayon, n’oubliant pas au passage de se servir d’une manière moins élégante que celle adoptée par Arsène Lupin. Mais voleurs quand même, gentlemen, non, seulement durs et purs casseurs voyous. A l’égard de l’entreprise du commerce, et notamment celle qu’avec un dégoût non dissimulé certains appellent « grande distribution », les propos n’ont pas été davantage d’un style gratifiant. Tout cela laisse, au moins pour le court terme, une cicatrice très décourageante à l’endroit de ce qui constitue pourtant la vie économique de tous. Il est incontestable que bien des choses ne tournent pas correctement dans notre pays (comme chez nos voisins, rassurons-nous, nul n’ayant le monopole des sujets nécessitant de sérieuses améliorations). Ce n’est pas une raison pour démolir à coups de contre-vérités le moral des troupes. Au-delà des dégâts financiers, des propos stupides hautement vociférés auront au fil des semaines causé des dommages dans les rouages profonds de la vie de tous en société (et en… sociétés). Réparer des devantures peut se faire en quelques jours, réparer les idées mal reçues prendra bien plus de temps. Comment ne pas être tenté de corriger ce titre, « jugements de valeur », par « jugements de voleurs »…?

* Les « black-blocs » ne se sont agités que lors des manifestations de gilets jaunes.  

Source DVSM

 

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