Accueil / Actualité / L’impact de la géopolitique s’impose de plus en plus. Mauvais…!

L’impact de la géopolitique s’impose de plus en plus. Mauvais…!

Le seul critère du coût de la main d’œuvre cesse d’être l’un des critères les plus importants pour la localisation de toute production. Une peur nouvelle règne désormais sur les choix des décideurs.

 DVSM, 9 juillet 2019. On ne peut plus parler de sérénité dans la stratégie des groupes industriels. Dans son édition du jour, le quotidien Les Echos met en évidence la tentation des fabricants de consoles de jeu de déserter le territoire chinois. Non que les conditions y soient devenues non concurrentielles, mais en raison des menaces qui pèsent sur les échanges entre des géants qui se regardent dans les yeux, le regard sombre et grognant comme des mastodontes en passe d’en venir aux griffes. Grrr…! Une étape supplémentaire dans un contexte où les smartphones et leurs systèmes d’exploitation, entre autres, sont plongés dans une atmosphère de soufre.

De leur côté, les préoccupations écologistes (exploitation des terres rares) et humanitaires (travail des enfants, prise en compte insignifiantes des risques pour la santé) parsèment la planète de réticences potentielles localisées, capables de se transformer en impossibilités d’exploiter du jour au lendemain ou presque. Entre nervosités diplomatiques et franchement politiques (appuyées bien souvent par les perspectives de scrutins futurs) et préoccupations qui, in fine, influencent aussi les Etats, la dangerosité pour les développements industriels n’avait jamais été aussi présente. Et ce n’est pas tout…

Il n’y a pas que les horizons exotiques qui sèment le trouble. Au cœur de notre sage et vénérable Europe, la perspective du Brexit, momentanément un peu atténuée suite au léger report de la date fatidique, a aussi fait réfléchir de nombreuses firmes. Les fortes probabilités d’une profonde modification des bases d’échanges en fonction des choix d’un Royaume Uni sorti de l’Union attisent le doute. Les entreprises ayant préparé des relocalisations sur le continent ne sont pas rares, tandis que d’autres osent (gros investissements récent pour Jaguar et Rover, propriétés de l’Indien Tata Motors) la persévérance, non sans avoir des « plans B », au cas où. Drôle d’atmosphère, non…?

Source DVSM

A voir

La haute-fidélité pourrait et devrait bien mieux faire…

L'écoute de la musique sur du matériel performant n'a jamais été davantage que très minoritaire. Une tradition regrettable mais pas inéluctable.