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L’impression a ses règles de développement durable. Le saviez-vous ? – Parole d’entreprise

Parole d’entreprise – Communiqué

A l’heure de la Loi transition numérique et de la loi sur la transition énergétique, des salons automobiles nous inondent  de véhicules électriques ou hybrides, des campagnes poussent les entreprises à dématérialiser  leurs documents. Il est temps pour  Xplor France de remettre les choses en perspective et clarifier certains points concernant le document et le « green ».

Le papier, un enjeu du développement durable

Commençons par le papier,  support des documents imprimés. Si de prime abord,  les papiers sont semblables, lorsque l’on creuse un peu, on découvre que leurs origines (forêts gérées durablement ou non, recyclées ou non) amènent de nombreuses questions sur la démarche écologique qu’une entreprise peut avoir sur son approvisionnement de matière papetière et surtout sa prise en compte des problématiques environnementales de la profession. Les labels PEFC et FSC sont désormais incontournables ; Outils de gestion de la traçabilité de la matière, ils garantissent à des degrès divers une saine gestion de la forêt et des écosystèmes associés.

Les entreprises certifiées, en apposant les logos PEFC ou FSC sur leurs productions d’imprimés, permettent de véhiculer au grand public une image positive de nos métiers et de leurs engagements.

Ces labels, à contrario des normes ISO évoquées plus loin, ont des bases différentes.

Les Normes ISO garantissent un management d’entreprise responsable qui prend en compte tous les aspects environnementaux ; les Standards PEFC et FSC garantissent des approvisionnements responsables et durables y compris pour le papier recyclé.

La qualité des papiers recyclés a bien évolué depuis plusieurs années, leur teinte atteignant la même blancheur qu’un papier classique (sans utiliser d’agents blanchissants), et leur capacité à être utilisés sur des impressions et mises sous plis industrielles en font des atouts pour une démarche de développement durable.

Les enjeux de l’entreprise : Environnement et RSE

Les démarches des entreprises concernant le développement durable se retrouveront aisément dans deux normes ISO.

La norme ISO 14001 est à considérer comme un outil de management environnemental permettant de :

 

-démontrer la capacité de l’entreprise à se positionner par rapport aux exigences environnementales légales et réglementaires,
– mettre en œuvre une démarche proactive des valeurs de protection de l’environnement,
– limiter ses impacts négatifs dont  consommables et rejets, anticiper les risques (incendie, déversement) et les impacts (traitement et valorisation des déchets…).

La norme ISO 26000 correspond aux exigences en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) définissant comment contribuer au développement durable dans son ensemble. Elle s’articule autour de sept axes :

-Gouvernance de l’organisation,
-Relation et conditions de travail,
-Protection du consommateur,
-Droits de l’homme,
-Développement local,
-Environnement,
-Bonne pratique des affaires.

Contrairement aux idées reçues, le Développement Durable ne concerne pas uniquement la préoccupation de l’environnement.  Il s’agit d’une approche « sociétale » ou « holistique » qui reprend les normes existantes (management, environnement, sécurité, social, ….) et qui les resitue dans un périmètre élargi à tous les aspects de la société.

Ne perdons pas de vue que l’un des atouts majeurs du papier recyclé – qui plus est s’il est certifié FSC recyclé – reste une production « locale », donc française. Quel intérêt d’aller produire du recyclé loin, et de réduire le bénéfice du recyclé à néant en y ajoutant du transport ? Donc bien plus que l’empreinte écologique, c’est l’aspect sociétal qui est important ici.

La norme ISO 26000 permet de créer des valeurs d’entreprise et d’y adhérer naturellement pour amener une cohésion au sein de l’entreprise et démontrer sa volonté d’une démarche de développement durable. Elle est, à ce jour, le meilleur passeport pour avoir une démarche environnementale et sociétale affichée.

Cette norme étant une norme de lignes directrices et non d’exigences, elle n’est pas « certifiable ».

Le deuxième point d’attention des entreprises concerne les encres, et surtout la désencrabilité (capacité à ce que l’encre puisse en être retirée) des papiers imprimés. L’ensemble des acteurs travaille à fournir des encres qui sont désormais plus facilement recyclables, désencrables, à base d’encres huileuses plus faciles à extraire contrairement aux encres à base d’eau qui, elles, pénètrent dans la fibre. C’est également l’intérêt des sociétés de recyclage papetier qui auront moins d’actions fastidieuses pour fournir des papiers recyclés, et surtout pourront réduire leur consommation d’eau (saviez-vous que l’eau utilisée pour le recyclage des papiers est ensuite rendue à la nature plus propre que lors de son prélèvement ?) Par ailleurs, l’utilisation d’imprimantes à jet d’encre permettant de réduire jusqu’à 40% la consommation énergétique est de plus en plus répandue.

Dans un monde où l’on nous pousse à la dématérialisation, pourquoi parlons-nous « papier » ?

La dématérialisation représente un gain rapide et visible sur l’envoi d’un courrier à un particulier : l’économie visible correspond au coût du timbre. Elle apporte également une capacité à partager avec plusieurs interlocuteurs au travers de divers moyens de communications (web, smartphone, CRM…) une même information ou une même communication.

Ce que l’on oublie de vous dire c’est que le stockage de ces documents sous format électronique a une conséquence bien plus nocive pour l’environnement que le papier transmis, parce que ce stockage électronique engendre une plus forte consommation énergétique. C’est à un point tel que plusieurs  pays européens favorisent la communication papier à destination de leurs clients pour près de 70% de leurs communications !

Les entreprises qui dématérialisent vos relevés et stockent toutes vos données ont-elles obtenues la certification ISO 27001 ? Cette norme certifie le système de management de la sécurité de l’information et de la confidentialité des données, désormais incontournable au vu des volumes de données stockées et des actes de piratage dont on entend de plus en plus souvent parler (la règlementation européenne GDPR sur l’usage et la protection des données personnelles ne pousserait-elle pas dans ce sens ?).

Il existe aujourd’hui de nombreux moyens de penser « green » dans la production documentaire. L’un d’eux est effectivement d’afficher une démarche de développement durable au travers de la mise en place des labels comme PEFC ou FSC mais également les normes ISO 26000 ou 14001 au sein des entreprises.

Valorisons notre préoccupation pour la planète ainsi… et n’ayons pas peur d’envoyer des enveloppes avec du contenu imprimé sur des papiers recyclés produits non loin de nos entreprises.

Encore faut-il que le destinataire sache que le courrier qu’il reçoit est « green », il est donc vital pour la profession que les entreprises certifiées PEFC ou FSC traduisent leurs engagements et valorisent leurs investissements en certification, et en apposant  ces logos sur les imprimés.

Pour en savoir plus, suivez les événements Xplor France et le site LinkedIn : https://www.linkedin.com/groups/41822

Nicole Dib Administrateur  Xplor France
Conseil ADForce

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