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L’industrie photo ne serait pas encore au terme de son calvaire, loin s’en faut.

Difficile de savoir jusqu’où se prolongera l’inexorable descente aux enfers de l’appareil photo. Des analystes lui prédisent aujourd’hui encore un futur aux contours difficiles.

 DVSM, 18 février 2020. Qu’est-ce qu’ils en savent, ces éternels et incorrigibles analystes pessimistes de confession, qui ne voient pas encore le bout du tunnel pour l’industrie photographique…? Simple. Sans boule cristal, mais avec des données objectives, leurs études semblent converger. Par exemple, la lente mais inéluctable obsolescence des smartphones du parc déjà installé, combinée à la pression marketing qui ne manquera pas de s’exercer pour en accélérer le remplacement par des versions 5G, vont inéluctablement favoriser l’accroissement des taux de possession de mobiles dotées d’aptitudes photo de plus en plus performantes. Ce principal et redoutable concurrent de l’APN a déjà fait des dégâts considérables, souvent évoqués ici. Et pourtant, souligne le monde du cliché, jamais il n’a été pris autant de photographies par le public. Justement, cet engouement pour la prise de vue peut-il se développer à l’infini.? L’expérience montre que pour la plupart des équipements techniques grand public, après une utilisation très intense dans les premiers temps de possession, suit une retombée jusqu’à des rythmes nettement inférieurs. Le smartphone peut-il être la seule victime de cette probable stabilisation des usages…? Et la consommation, au sens le plus large, s’émousse, tous domaines confondus. Comment discriminer dans les ventes d’APN ce qui est dû aux mobiles capteurs d’images et ce qui relève d’un appétit moindre des utilisateurs…?

A la synthèse de ces éléments, des sociétés d’études en général sérieuses et crédibles estiment qu’après les replis spectaculaires déjà enregistrés par la photo, des décroissances moins vertigineuses mais quand même difficiles à supporter ne pourraient pas être évitées, selon une moyenne annuelle de l’ordre de 11% en valeur. Prolongé jusqu’en 2024, ce repli devrait entraîner les recettes mondiales de l’industrie d’un peu plus de 16 milliards de dollars, valeur de 2019, à moins de 8 milliards. Toujours selon les observations de ces bureaux d’études, les acteurs de cette activité se sont raréfiés, au point que sur les 20 millions (environ) d’appareils vendus l’an dernier, 85% venaient des ateliers de seulement 5 marques, Canon et Nikon en têtes, suivies de Panasonic, Sony et Fujifilm.

Source DVSM

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