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L’iPhone super-star, qui rassure et effraye en même temps…

La publication des résultats de la dernière période en date de la firme de Cupertino (Q4), ultra détaillée et commentée, comme de coutume, alimente des réactions souvent antagonistes.

DVSM, novembre 2018 – Le succès de la ligne iPhone d’Apple est gigantesque, trop même, selon certains. Les analystes sont en première ligne. Ils constatent que l’activité d’Apple sur l’iPhone est au top. Le CA de l’univers du plus célèbre des smartphones se renforce. Preuve que le choix de la technologie la plus avancée était stratégiquement le bon pour la firme, notamment dans un marché confronté à la saturation sous de nombreux horizons. Et même, en seconde ligne, les observateurs et commentateurs boursiers reconnaissent que cette activité a progressé. Alors, contents. Ben…

Il y a chez les spécialistes de la corbeille une manie qui ressemble à celle des spécialistes excessifs de la santé, lesquels ne manquent jamais de rappeler qu’un individu bien portant court le risque de tomber malade à tout moment. Pour l’iPhone, le constat qui est avancé est que si, dans le sillage du lancement des derniers modèles de la génération X, la progression est concrète, elle est en-deçà de ce qu’avaient estimé les prévisionnistes qui, dans ce contexte, exercent une activité rappelant celle des météorologistes et des pronostiqueurs hippiques*.

Pour Apple, ce sont moins ces variations ponctuelles de CA et de volumes qu’une constante dans les comptes de la société créée par Steve Jobs qui fait se retenir de respirer certains analystes. Le smartphone maison accapare toujours une part dominante des recettes, plus de 61,5%, et c’est une faiblesse toujours possible de ce produit et de ce qui l’entoure qui nourrit les émois. Et de rappeler qu’ils seraient rassurés si les autres créneaux (ordinateurs, tablettes, montres, musique, etc.) prenaient un peu plus de poids dans le business total de l’entreprise, limitant les risques dans l’éventualité d’un pépin toujours possible. Mais l’aventure sans le risque n’est plus l’aventure.

* Qui tablent sur de nombreux éléments tangibles, sans être à l’abri d’une ultime variation, petite faiblesse d’anticyclone ou petite forme passagère d’un favori, avec les conséquences que l’on imagine.

Source DVSM

 

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