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Location et occasion, signe des temps difficiles, sont-ils de retour ?

Profiter des biens d’équipement sans pouvoir se les offrir… Le défi n’est pas nouveau, les vieilles recettes reviennent… La mode d’un accès différent aux biens et services gagne du terrain.

– DVSM, 25 avril 2019 –  La mode, la mode, explication facile…! Non, il s’agit davantage d’une nécessité, une parade à des coûts devenus ou redevenus excessifs pour certaines personnes. Pas un consommateur au monde ne semble vouloir démontrer une préférence pour des équipements ayant déjà servi plutôt que pour les mêmes en neuf, libres de tout archaïsme et de tout microbe oublié*. L’individu aime ce qui est neuf et même, il aime ce qui sent le neuf…! Malheureusement, si l’envie est là, à vue de nez, toutes les tirelires ne suivent pas.

L’électronique pour tous, et son prolongement naturel, le numérique, avaient durant des années estompé cette réalité. Elle a gagné du terrain dans les rangs de pratiquement tous les individus grâce à un climat de baisse des prix constant et spectaculaire. Plus c’était performant, moins c’était cher. Les premiers lecteurs de CD audio furent proposés « au prix des platines TD de haut de gamme » (expliquaient les fabricants), avant de sombrer dans le « presque pour rien », tout en ayant effacé leurs défauts des premiers temps. Il y a une vingtaine d’années, un téléviseur cathodique de très grande taille (donc 27/29 pouces) valait une petite fortune, bien plus qu’un modeste modèle d’entrée de gamme de 29 pouces LCD.

Au milieu des années 80, un distributeur aujourd’hui disparu avait scandaleusement cassé le prix d’un PC animé par un processeur 386, alors vedette d’Intel à la puissance extrême, le proposant à seulement… 35.000 francs, (environ 5.000 euros). Il y a bien longtemps que tout client peut s’offrir pour un budget équivalent non pas un mais entre 10 et 15 notebooks aux configurations et performances laissant le joujou d’hier dans le domaine de la préhistoire de la micro.

Mais les temps changent. Et il ne faut pas se voiler la face, les innovations d’aujourd’hui ne sont plus autant en rupture avec ce que les équipements d’un passé récent assumaient en prestations. Par exemple, des téléviseurs 4K (bientôt 8) aux performances ronflantes n’apportent pas au consommateur une progression par rapport à un UHD ou même Full-HD comparable à ce que fut la transition du cathodique à l’écran plat. Il en va de même pour la plupart des équipements de l’ère numérique. En revanche, les conditions de vie des ménages sont devenues plus difficiles. Des gens en jaune le rappellent chaque samedi (comme si personne n’avait compris).

Le pouvoir d’achat confronté à des coûts du quotidien qui ont bondi, la croissance se mesure avec des décimales, les seniors deviennent une catégorie de consommateurs moins argentés et moins motivés. Et quand les circonstances font qu’un équipement de remplacement pour certains, de premier achat pour d’autres, se retrouve confronté à un souci de budget, plutôt que de s’en passer, l’occasion ou la location prennent le relais. Tout comme il y a presque un demi-siècle, quand des marques de location telles que Viséa ou Locatel étaient connues de tous. D’ailleurs, avez-vous remarqué que « location » et « l’occasion » sont des mots si proches à prononcer…?

* Sauf, naturellement, dans les rangs des collectionneurs et amoureux du vintage qui, souvent, dépensent des sommes importantes pour… retrouver l’état du neuf pour leurs objets collectionnés.

Source DVSM

Mieux vaut un smartphone reconditionné que pas de smartphone, ou un smartphones hors de prix. Et tant pis si il ne permet pas la mise en oeuvre du dernier OS disponible.

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