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Loyers commerciaux, les uns perdent, les autres s’accrochent. Solidarité, svp…

Dans les galeries marchandes comme en ville, le commerce vit des moments difficiles, notamment du fait de ruptures dans les enchaînements de conséquences de la crise, façon jeux de dominos.DVSM, 22 avril 2020. Restaurants, hôtels, magasins hors périmètres autorisés, on ne compte pas les établissements dans lesquels les conséquences de la crise et du confinement sont nettes. Sans client, pas de CA. Si des statistiques affichées à la une des gazettes évoquent régulièrement des pourcentages très théoriques de recettes perdues, 30 % ou autres évaluations, il reste une proportion considérable d’acteurs pour lesquels il n’est besoin d’aucune évaluation compliquée. C’est du 100%, plus rien zéro.
Malheureusement, pour ces entreprises, parfois TPME, des frais et charges continuent de « courir ». D’une manière très pratique, il y a des locaux qu’il faut continuer à nettoyer, à chauffer, à sécuriser (le vol n’est pas confiné) ce qui entraîne des consommations d’énergie et quelques factures… Pas question non plus de suspendre des charges telles que celles liées à des contrats d’assurances, des abonnements téléphoniques et de la fourniture d’accès… En revanche, les bailleurs sont dans de nombreux cas devenus sourds, ou aveugles. Pas question pour certains de renoncer à leurs recettes, celles des loyers. Une attitude que tout le monde n’apprécie que modérément.« Solidarité, mon c.. ! » vocifère ainsi un exploitant exaspéré, tandis que d’autres n’hésitent pas faire part de leur intention d’engager des démarches pour faire réduire des loyers dont les montants, dans une économie que l’on s’attend de surcroît à voir fort ralentie durant au moins plusieurs mois, risquent de se révéler surévalués.
Une situation qui est intégrée de fait dans les conclusions de litiges portés devant les tribunaux, lesquels tiennent effectivement compte de ce qui se désigne par la commercialité d’une rue, d’un quartier, d’une zone. Et pourraient aussi prendre en considération des conditions inédites, comme par exemple le nombre limité de clients autorisés à pénétrer dans un espace de vente. Quelques empoignades musclées ne sont donc pas à exclure, surtout si certains campent sans sourciller sur leurs positions.

Source DVSM

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