Accueil / Actualité / L’ultime et unique but de la manœuvre…!

L’ultime et unique but de la manœuvre…!

Carrefour ou Toys’R’Us démontrent qu’à toujours viser la compétitivité d’abord, les enseignes prennent des risques pour leur pronostic vital…

– DVSM, Mars 2018 – Amazon par ci, le commerce en ligne par là… La bonne excuse qui occulte toutes les autres explications est incontournable. Bizarrement, à chaque fois qu’une enseigne connaît des turbulences ou même fait naufrage, les concurrents du Net sont présumés seuls responsables ou presque. Un chapeau largement trop grand pour eux, au regard d’un syndrome qui a fait des centaines de victimes et pourrait bien en faire davantage. Deux pics dans l’actualité de ce début mars viennent raviver les inquiétudes. Tout mis sur la table, Carrefour constate sur ses résultats du millésime écoulé un passage dans le rouge, tandis que le désastre du spécialiste du jouet s’étend à la Grande-Bretagne, où la disparition de l’enseigne est purement et simplement envisagée. Deux faits qui se retrouvent dans les médias économiques.

Quels sont donc les points communs à ces deux établissements (et à beaucoup d’autres)…? Ils ne vivent et surtout ne communiquent plus qu’à travers le « moins cher ». Observons que l’argument « moins cher » tout court n’a pas de signification en bon français. Moins cher que qui, que quoi, qu’avant…? Le client comprend peut-être « moins cher pour moi ». Côté enseigne, c’est plutôt « moins cher que… devinez qui… » qui domine. Concrètement, cette stratégie du prix supposé bas se traduit par la pression sur les fournisseurs, que le gigantisme de certaines concentrations convertit en une alternative, fournir ou mourir. On en oublie la marge, mais on est fier des volumes…

Pas que les étiquettes en cause…! Rares sont les enseignes dont ce qui reste des messages adressés aux chalands se résume à un « moins cher » qui n’est d’ailleurs que fort peu crédible. D’autres oublis de la logique arithmétique viennent de surcroît émailler les bas de bilans, au-delà des prix purs et durs. Comme cette panacée qui se résume par le multicanal, ou encore la proximité à tout prix. Juste expression…! Aller à la conquête des mêmes clients sur le terrain, en même temps que sur Internet, à travers le drive et dans un réseau de proximité ne peut entraîner que des coûts supplémentaires.

C’est oublier que le métier de distributeur (comme beaucoup d’autres) est dominé par l’impératif de la profitabilité, même confortable si possible. Non pour satisfaire l’actionnaire, l’éternelle bête noire des petits chroniqueurs et de ceux qui les écoutent, mais pour financer tout ce qui fait l’attrait d’un établissement. Il y a quelques années, un des éditos de DVSM était intitulé « Suicide, mode d’emploi ». Ce mécanisme fatal d’auto-destruction semble fonctionner à merveille…!

Source DVSM

CART-2-

 

A voir

Pourquoi le marché risque encore de se contracter…

Téléviseurs et télévision sont en pleine mutation...