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Marques, dérivés ou dérives, comme ces navires perdus qui errent sur les océans…

Elles étaient qualifiées de prestigieuses, mais suite à des fortunes de marché, on les retrouve parfois dans des emplois qui soulèvent des regrets.

DVSM, 11 février 2020. Sur les océans, on les appelle « derelicts »*. Navires abandonnés par leurs équipages face à un naufrage imminent, et qui, finalement, ne sombrent pas, et poursuivent seuls une navigation au hasard des vents et des courants. Les marchés des biens électroniques a subi au fil des décennies des évolutions considérables entre technologies, groupes industriels et pays de production. De cet immense chambardement sur fond de compétitions à mort suivies d’une plus récente mais sévère réduction des volumes dans les zones occidentales est née une sorte d’atomisation des logos. En difficultés, ou même se retirant d’activités devenues déficitaires, les grandes firmes ont disséminé leurs marques commerciales au gré de mille et une licences d’exploitation. On retrouve des Thomson, Philips et beaucoup d’autres de-ci de-là, dans des morceaux de linéaires aux spécialités les plus variées.

Comme ce logo « Grundig » découvert dans des étalages plutôt dédiés à de petits machins asiatiques pas chers, capables de déclencher quelques poussées de nostalgie. Attention, il n’est pas question ici de qualifier de déshonorante cette apparition, mais seulement de réprimer un léger sanglot. La firme créée par Max Grundig, à quelques mois près au moment même où naissait Sony (que de divergences dans les destins…!) mérite-elle, pardonnez cet avis, ce que l’on pourrait évoquer comme une dérive un peu désolante…? Noble figure de l’électronique grand public du Vieux Continent**, le Grundig de ce passé inoubliable ne peut éviter le parallèle entre ces futiles gadgets et les téléviseurs et magnétophones de la marque, et surtout ses incroyables récepteurs radio ondes courtes (les gammes « Satellit ») ou encore les sublimes ensembles hi-fi Fine Arts… C’est dit…

* ou derlickts.
** Au début des années 80, la société a commencé à courber l’échine face aux concurrents japonais. Reprise en partie (avec minorité de blocage) en 1984 par Philips, qui s’en est « débarrassé » deux décennies plus tard, elle est aujourd’hui partie intégrante du groupe turc détenant aussi la société BEKO.

Source DVSM

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