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Micromania, une exception qui mérite réflexion…

Parmi les activités de loisirs numériques, rares sont celles qui restent dans les grands courants de visibilité. Fatalité ou manque de mobilisation…? 

 DVSM, décembre 2018 – Dans de nombreuses enseignes, les produits électroniques dédiés au grand public, pour une immense majorité dédiés à des loisirs, nombreux sont ceux qui ont fait l’objet de ce que l’on appelle les « rationalisations », autrement dit une contraction substantielle de l’offre, quand ce n’est pas sa suppression pure et simple. Ainsi, la visibilité du téléviseur, qui subsiste, se fait moins dominante. La photographie s’est largement estompée. La hi-fi, (ou « son hi-res »), peut suggérer une question : existe-t-elle encore…? Car, entre des spécialistes aux démarches assez confidentielles, blottis dans des recoins trop tranquilles, et des présences là où passent une majorité de consommateurs, permettant une découverte (et l’accomplissement du « marketing de l’offre ») il y a toute une distance, celle qui sépare des filières en plein dynamisme et d’autres qui végètent ou presque.

Au sein d’enseigne multispécialisées ou généralistes, le repli est globalement perceptible davantage aux yeux des professionnels qu’au regard du public. Mais pour les spécialistes, le constat est cruel. En particulier dans les galeries marchandes, les familles de produits évoqués sont exclues. Plus un spécialiste photo (depuis fort longtemps) ou du son n’a les ressources lui permettant d’équilibrer sa présence compte tenu des coûts liés à de telles implantations.

Seul, le jeu vidéo subsiste et subsiste bien. Cela principalement sous les nuances bleutées d’une enseigne qui, c’est reconnu, ne compte pas pour rien dans la bonne tenue de ce marché au niveau national. Sa recette est « simple », si l’on peut dire. Héritée de l’époque du fondateur, Albert Loridan, parfaitement prolongée sous le pilotage de Pierre Cuilleret, et il semble que depuis l’entrée de l’enseigne dans le giron de l’américain GameStop, personne n’ait songé à profondément changer une méthode qui a fait ses preuves. La toujours forte présence du jeu vidéo dans tous les créneaux de distribution en dépend probablement pour une bonne part. Sans ni minimiser ni négliger, c’est plus qu’élémentaire, l’activité constante, très énergique, des fabricants de hard et d’accessoires, et de celle non moins vigoureuse de l’édition, elle aussi fourmillant d’un marketing très actif. Si, dans leur ensemble, les spécificités du jeu vidéo ne sont pas toutes duplicables dans d’autres univers, s’en inspirer permettrait de redonner des bouffées d’oxygène à des familles de produits dont la vie est à l’évidence un peut trop léthargique.

Source DVSM

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