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MIP-TV, le véritable marché des contenus numériques au bord de l’amer…!

Se montrer, être vus… Et nouer quelques bonnes opportunités. A Cannes comme ailleurs, quand on se réunit, c’est d’abord pour faire du business, notamment tous formats. Mais pas que… Petit tour par la Croisette…!

DVSM, 9 avril 2019 – Mille et une images pourraient être utilisées pour illustrer ce que ce rendez-vous très pro constitue pour le monde de ce qui se diffuse en images. Ainsi, pourrait-on rappeler que ce n’est pas le confort des fauteuils qui attire les spectateurs dans un théâtre, mais le spectacle qui y est donné et la notoriété des acteurs. Autre parallèle…? Facile. Aucun grand restaurant gastronomique ne peut se contenter d’avoir pour menu un cadre et des couverts admirables, il lui faut aussi des mets qui, proposés carte sur table, ravissent les palais. Hélas, l’immense écran plat 4K, lui aussi, compte moins pour être vendu que ce que les clients y verront jour après jour. A Cannes, le Palais à ravir est celui des Festivals, lequel vient de s’animer pour quelques jours sous l’effervescence du MIP-TV. Moins médiatisé que le Festival du film (sans les starlettes sur une plage, rien n’est pareil), cet événement est pourtant au centre des préoccupations d’un monde qui ne se limite plus, loin s’en faut, au seul écran ex-cathodique.

Smartphones, tablettes, micro-ordinateurs, box et équipements de streaming y sont pour beaucoup. Les transmissions numériques aussi, car les contenus, programmes TV, séries, films et autres tranches de loisirs audio-vidéo ont désormais une fâcheuse tendance à se promener d’un continent à l’autre, se jouant parfois des frontières et même des dispositions relatives aux divers droits, des auteurs, de transmission, etc. Ils peuvent aussi être à la merci des exigences d’un banal opérateur de télécoms, transporteur qui n’entend pas transporter pour rien. Si les chauffeurs de poids lourds sont en grève, les produits frais de la marée n’arriveront pas à Rungis. Ces allusions en pleine actualité font que tout cela communique à cette édition 2019 du rendez-vous cannois, qui est bien sûr avant tout un rendez-vous d’affaires, une atmosphère où se mélangent des petites (ou grandes) amertumes, avec désirs de revenir à du correct sur tous les fronts. Voilà pour les coulisses.

Mais en se multipliant, les voies d’accès au regard des spectateurs affalés dans leurs canapés (ou au bureau, dans l’avion, dans le RER, en train à grande vitesse ou en train… de Fluncher…) ont imposé aux cuisines de ces contenus un impératif, alimenter tout le monde. Ce qui est colossal et suppose de l’organisation. Tout, ou au moins beaucoup de choses, tournent autour de ce que ces professionnels appellent des « formats », autrement dit, des concepts (tout orateur au comptoir du café du commerce dirait encore plus simplement des « émissions ») transposables d’une chaîne à une autre, sous tous les horizons. Il faut de la standardisation, des aptitudes à se convertir aux diffuseurs locaux, des durées compatibles avec les impératifs des uns et des autres.

N’allons pas plus loin dans les méandres de cette industrie des programmes qui, justement, se structure, s’organise et même normalise et dont, dans les rayons de biens durables numériques, on ne soupçonne pas toujours l’immense dépendance. Ce sont pourtant les fruits de cette industrie qui orienteront les clients vers des perspectives de consommations d’émissions, de séries, de feuilletons, d’actus, etc… Et voilà que, pour pimenter le sujet, des statistiques récentes confirment que la TV, au niveau mondial, est régulièrement moins regardée, la faute à ces nouveaux écrans et aux usages qui évoluent. Et pendant ce temps là, la Méditerranée…

Source DVSM

 

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