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MWC 2019 : quels véritables business en vedette dans la cité catalane…?

Des regrets, des regrets, des regrets… Paris a manqué le rendez-vous, mais pour cette cession du millésime 2019, pas trop d’importance.

 DVSM, 2019. La question est posée : que vont-ils tous faire là-bas…? Là-bas, c’est Barcelone. D’accord, c’est le plus grand salon au monde consacré aux télécommunications mobiles. Mais justement, comme cela est dit et constaté de toute part, la 4G c’est rodé, sur les rails. Les centrales (d’achats) des enseignes comme des opérateurs vont bien y faire un peu de causette à propos des prochaines commandes, conditions, délais, opés… Mais sans la Catalogne, le business suivrait quand même son cours. La 5G, elle, sera bientôt là. Mais c’est encore trop tôt pour engager des appros et installer des devices en linéaires. Peut-être un peu plus tard dans l’année, mais donc, hors de la cité qui abrite le bateau de Christophe Colomb. Si des effervescences fébriles se produisent, c’est plutôt dans des recoins où tout le monde n’est plutôt pas convié qu’ils faut les épier. Salons feutrés de quelques palaces, salles de conférences du parc d’exposition, voire couloirs ou pire encore. Les sujets peuvent être multiples dont, parmi eux, les contrats pour les infrastructures de cette future G, cinquième du nom. Mais compte tenu des forces en présence, le grain de sel des gouvernements n’est pas pour rien dans des investissements qui promettent des factures… salées. En tout état de cause, il faut en passer par l’attribution des licences, et des fonctionnements en 2020, au mieux. Donc, pas que du côté de la Costa Brava.

Du 3GSM au MWC, donc de Cannes à Barcelone, se poursuit cette longue aventure. La première édition fut celle de 1986, il y a 33 ans. Pour s’épanouir sous un soleil câlin, les décideurs de l’époque avaient choisi la Croisette. Mais en cette année où l’Argentine avait battu l’Allemagne à la finale du Mondial de foot à Mexico, sur notre sol, cette expression trop futuriste pour un téléphone encore bien verrouillé était sans signification. Il fallait aller outre-Atlantique et entrer dans n’importe quel magasin Radio Shack* (et quelques autres) pour comprendre l’inéluctabilité des télécoms mobiles.

En 2006, 20 ans après, dans un de ces (ses…?) ratés que la France sait réussir à merveille, n’ayant peut-être toujours pas compris et surtout, pas mesuré les enjeux, notre Hexagone a laissé filer le salon en péninsule ibérique. Certes, on était encore loin de prévoir ce qu’allait devenir le monde des télécoms mobiles. Un secteur dont l’analyste Strand Consult note qu’il a permis aux 2G, 3G, puis 4G, d’arriver chaque fois plus vite que leurs prédécesseurs. Alors, pour la 5G… Ce même spécialiste ajoute, au passage, que la politique européenne du très haut débit et des télécoms ne fonctionne pas…! Mais qu’est-ce qui fonctionne au niveau européen…?

Remise en concurrence quelques années plus tard (2011), la belle cité espagnole aurait pu voir Paris lui dérober ce trésor, devenant à son tour le point focal annuel de tout ce qui se développe de plus avancé en termes de communications au plus large sens du terme. La reconduction était prévue jusqu’en 2018, nous sommes en 2019, c’est reparti pour au moins jusqu’en 2023. Et sous l’apparence d’une édition presque de transition, dominée par l’anecdote des écrans pliables, Barcelone de 2019 est peut-être plus décisive qu’elle semble l’être. C’est avec du recul que se contemplent le mieux les grands panoramas.

* Où les Motorola cellulaires (non numériques) commençaient à s’acheter librement.

Source DVSM

 

 

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